Dilma Rousseff, l'ex-guérillera accusée de corruption

Marie-Adélaïde Scigacz
Brésil : les députés doivent se prononcer sur la destitution de Dilma Rousseff

Quand Luiz Inácio Lula da Silva a quitté la présidence du Brésil, en 2010, sa cote de popularité dépassait les 80%. Six ans plus tard, celle qui lui a succédé est menacée d'une sortie par la petite porte. Dilma Rousseff, réélue pour quatre ans en 2014, fait l'objet d'une procédure de destitution réclamée par l'opposition, qui l'accuse d'avoir maquillé des comptes publics. Une initiative soutenue par 68% des Brésiliens, selon un sondage publié mi-mars. Et depuis le début de son deuxième mandat, elle peine à dépasser la barre des 10% d'opinion favorable.

Elle a perdu le soutien de la rue, mais aussi celui des élites et du corps politique. Mardi 29 mars, ses principaux alliés au sein de la coalition au pouvoir, les centristes du PMDB, l'ont à leur tour lâché, augmentant les probabilités de sa destitution. Pas sûr qu'elle obtienne les votes des 172 députés (sur 513) nécessaires à son maintien au pouvoir, lors du scrutin qui se tiendra mi-avril pour sceller son destin. Un destin fait de combats, de hasards et d'opportunités.

Ses débuts : entre Nelson Mandela et Jeanne d'Arc

"Il y a quelque chose chez Dilma qui me rappelle Nelson Mandela", disait Lula en 2010. Née en 1947 à Belo Horizonte d'un père bulgare communiste et d'une mère brésilienne, Dilma Rousseff a connu la guérilla avant la politique. Au milieu des années 60, sous la dictature militaire, cette jeune femme de la classe moyenne supérieure instruite rejoint le groupe d’extrême gauche Avant-garde armée révolutionnaire Palmares. Sur les avis de recherche de l'époque, Dilma Rousseff (qui adopte le pseudo "Stella"), traquée par les autorités pour ses activités clandestines, affiche un regard déterminé et impassible sous des lunettes à large monture.

Son rôle dans l'organisation est essentiellement logistique. Elle qui nie avoir mené des actions violentes a raconté au quotidien Folha de S. Paulo en 2003 comment elle avait notamment, avec une (...) Lire la suite sur Francetv info

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