Dijon: trois interpellations après une manifestation pro-Turcs

Cy.C
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Au-delà de la fermeté affichée par le gouvernement, des syndicats de police veulent croire qu'ils ont été enfin entendus sur la nécessité de
Au-delà de la fermeté affichée par le gouvernement, des syndicats de police veulent croire qu'ils ont été enfin entendus sur la nécessité de

Trois personnes ont été interpellées, ce jeudi à Dijon, dans le cadre de l'enquête sur une manifestation pro-Turcs organisée sans autorisation la semaine dernière dans cette ville, selon le parquet.

Les trois interpellés, dont la nationalité n'a pas été donnée, ont été placés en garde à vue, a-t-on précisé de même source, confirmant une information de France 3 Bourgogne-Franche-Comté.

Ces arrestations interviennent dans le cadre d'une enquête ouverte en flagrance pour "participation à un groupement violent en vue de violences et dégradations", "violences en réunion sur personnes dépositaires" et "organisation d'une manifestation sans déclaration".

De nombreuses critiques de la classe politique

Jeudi 29 octobre au soir, une soixantaine de manifestants brandissant des drapeaux turcs et criant "Allah Akbar" ("Dieu est le plus grand", en arabe) s'étaient rassemblés dans le centre de Dijon avant d'être dispersés par les forces de l'ordre qui avaient fait usage de gaz lacrymogènes.

Cette manifestation était intervenue au lendemain de tensions entre des ultra-nationalistes turcs et la diaspora arménienne, près de Lyon. Après une rixe sur l'autoroute A7 dans la matinée au niveau de Vienne (Isère), des militants turcs avaient tenté d'en découdre le soir à Décines-Charpieu, ville de la banlieue lyonnaise où vit une importante communauté arménienne.

Le rassemblement avait suscité de nombreuses condamnations de la classe politique, le maire socialiste de Dijon, François Rebsamen, dénonçant notamment une "manifestation nationaliste turque radicale" et "une véritable provocation à l'égard de la République".

Un groupe ultra-nationaliste turc, Les Loups Gris, impliqué dans de récentes actions violentes contre la communauté arménienne en France, a été dissous mercredi lors du conseil des ministres.

Article original publié sur BFMTV.com