Dijon: la justice annule la décision d'évincer un professeur musulman d'un collège

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Dijon: la justice annule la décision d'évincer un professeur musulman d'un collège

Le principal s'inquiétait qu'il ne serre pas la main aux femmes, qu'il ait demandé une clé pour arriver tôt au collège ou des informations sur le système d'alarme: un professeur, écarté par le rectorat de Dijon en raison du "sentiment de malaise" qu'il suscitait, a obtenu en justice l'annulation de cette décision.

Le tribunal administratif de Dijon a annulé de cette sanction, a-t-on appris mardi de l'avocate de ce professeur aujourd'hui âgé de 26 ans, Me Sana Ben Hadj, qui confirme une information du quotidien régional Le Bien public.

Un professeur de physique-chimie

En novembre 2018, ce professeur contractuel de physique-chimie, qui effectuait alors un remplacement dans un établissement de Chablis dans l'Yonne, avait reçu un courrier du rectorat lui signifiant que son contrat ne serait plus renouvelé et qu'il ne serait plus recruté au sein de l'académie.

Le rapport du principal du collège, qui décrit par ailleurs un enseignant compétent, ne mentionne pas la confession musulmane du professeur, mais ce dernier, français d'origine maghrébine, a pu être visé en raison de "son nom et de son faciès", selon son avocate.

Son client a notamment expliqué au tribunal ne pas serrer la main de ses collègues, masculins ou féminins, car c'était l'usage dans cet établissement et justifié avoir demandé la clé et des informations sur l'alarme pour arriver plus tôt pour préparer des travaux pratiques.

"Un climat d'inquiétude"

Selon le...

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