De la difficulté de compter les gilets jaunes

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De la difficulté de compter les gilets jaunes

Depuis le début de la mobilisation, les gilets jaunes s'insurgent contre le comptage pratiqué lors des manifestations. Mais la nature particulière du mouvement rend difficile la publication de chiffres précis.

"Évidemment ils ne donneront pas les bons chiffres" : dispersé sur toute la France et très mobile lors des manifestations, le mouvement des gilets jaunes est soumis, faute d'organisateurs, au seul comptage du ministère de l'Intérieur, ce qui renforce le sentiment de défiance à l'égard des autorités. "J'ai joué la transparence systématiquement", a pourtant assuré vendredi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, interviewé lors d'un Facebook live mené par un journaliste de Brut.
    
Avant l'évacuation systématique des ronds-points par les forces de l'ordre dans la foulée des annonces du président Macron le 10 décembre, le comptage était fait rond-point par rond-point par les services de police, a indiqué le ministre. Chaque préfet faisait ensuite remonter les informations à la cellule de crise place Beauvau qui faisait une synthèse nationale.

"Jamais trafiqué"

"Ce chiffre n'a jamais été trafiqué, tronqué", a assuré Christophe Castaner. 

Lors des manifestations chaque samedi depuis près de deux mois, le ministère communique parfois des chiffres à plusieurs heures de la journée en les comparant à ceux de la semaine précédente, plus ou moins à la même heure, parfois il attend plusieurs jours pour fournir un chiffre global.
    
Autre cas de figure: les chiffres annoncés sont parfois révisés une semaine après. Ce fut le cas pour l'acte 2, le 24 novembre: le chiffre de...

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