La difficile course aux 500 signatures de maires, un classique de la présidentielle

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Alors qu'Eric Zemmour s'inquiète de ne pas parvenir à récolter ses parrainages, nombreux sont les candidats à chaque présidentielle à se dire en difficulté. Le nombre d'élus qui donnent leur signature est pourtant stable.

300 signatures de maires pour Éric Zemmour, 200 pour Philippe Poutou, 400 pour Nicolas Dupont-Aignan... A 93 jours du premier tour, plusieurs candidats sont en difficulté pour récolter les parrainages d'élus, condition sine qua none pour pouvoir se présenter. Si plusieurs personnalités tapent du poing sur la table ces dernières semaines, la course à la signature d'élus a pourtant toujours été un casse-tête pour les candidats sans implantation locale.

"Scandale démocratique"

La règle est simple: pour entrer dans la course de façon officielle, les candidats doivent recueillir et remettre au Conseil constitutionnel au moins 500 parrainages d'élus issus d'au moins 30 départements différents. Il peut s'agir de députés, de sénateurs, de conseillers départementaux ou régionaux. Ce sont cependant les maires qui sont les plus sollicités par les candidats.

La tournée des élus locaux est une difficulté pour les candidats qui n'ont pas d'ancrage territorial à l'instar d'Eric Zemmour, qui a dénoncé jeudi matin sur Europe 1 un "scandale démocratique" au sujet de la non-anonymisation des noms des maires, alors qu'il récolte 13% des intentions de vote dans le dernier sondage Elabe pour BFMTV et L'Express

Même son de cloche du côté de Marine Le Pen qui a perdu une centaine d'élus locaux depuis les dernières élections régionales. "C'est vraiment difficile", confiait Laurent Jacebolli sur RMC le 30 décembre, délégué national aux élus au sein du Rassemblement national. 

Une chasse compliquée depuis des années 

La chasse aux signatures a d'ailleurs toujours été compliquée pour une partie des candidats. Olivier Besancenot en 2002 avait ainsi failli ne pas parvenir à se présenter alors qu'il lui manquait encore une centaine de signatures quelques semaines avant le premier tour. Même cas de figure pour Jean-Marie Le Pen qui se qualifiera pourtant au second tour. 

José Bové était lui aussi parvenu tout juste à récolter ses 500 parrainages en 2007, tout comme Nathalie Artaud en 2012. Les difficultés ne sont donc pas nouvelles pour les candidats à la faible implantation locale. 

Parmi les raisons invoquées pour comprendre ces difficultés, il y a d'abord l'explosion des candidatures. Si en 1965, lors de la première élection présidentielle de la Vème République, on comptait seulement 6 candidats, leur nombre augmente progressivement, jusqu'à atteindre 16 candidats en 2002. 

Alors que 14 personnalités politiques sont officiellement déclarés pour la présidentielle d'avril prochain, cela correspond au besoin d'aller chercher en tout 7000 signatures. Conséquence: des maires sursollicités par les entourages des candidats.  

La fin de l'anonymat

"Tous les jours, on reçoit des mails et des courriers à la mairie, et même dans nos boîtes aux lettres personnelles", raconte ainsi Sébastien Gouttebel, président des maires ruraux du Puy-de-Dôme, auprès de France 3.

Autre difficulté depuis 2017, régulièrement soulignée par les candidats: la fin de l'anonymat des parrainages. De quoi refroidir des milliers de maires sans étiquette qui peuvent craindre d'éventuelles critiques de leur administrés en cas de soutien à un candidat jugé clivant.  

Le RN, comme Eric Zemmour, réclament d'ailleurs le retour à l'anonymat des parrainages. Eric Zemmour a également demandé jeudi la mise en place d'un "pool" de signatures de maires pour soutenir les candidats crédités d'au moins 5% des voix dans les sondages. L'association des maires de France a fermé la porte à cette possibilité.

Pourtant, cette nouvelle règle ne change pas foncièrement la donne. Lors de l'élection présidentielle de 2017, 34% des élus avaient parrainé un candidat contre 36% en 2012. Les candidats ont jusqu'au 4 mars pour déposer les précieuses signatures au Conseil constitutionnel. 

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - Marine Le Pen : "Gouverner avec Zemmour ? Je veux bien lui proposer mais je crois qu’il n’a pas du tout envie"

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