Dieudonné M’Bala M’Bala condamné à 9000 euros d'amende pour antisémitisme

Le HuffPost avec AFP
Dieudonné (ici le 3 avril 2019) condamné à 9000 euros d'amende pour une chanson antisémite

JUSTICE - Le polémiste Dieudonné M’Bala M’Bala a été condamné ce mercredi 27 novembre à 9000 euros d’amende pouvant se transformer en emprisonnement en cas de non-paiement, pour complicité d’injure à caractère antisémite, après la publication d’une vidéo et d’une chanson intitulées “C’est mon choaaa”.

Cette chanson, qui avait été publiée en juin 2017 sur Youtube, Deezer, Spotify et Apple Music, comporte notamment les paroles suivantes: “J’ai chaud à la tête devant le barbecue. Si les merguez sont casher, j’aurai peut-être la corde au cou”. Le tribunal correctionnel a condamné le polémiste à 90 jours-amende à 100 euros chacun, soit un total de 9000 euros d’amende pouvant lui valoir des jours de prison s’il ne les paie pas.

Les poursuites visant sa compagne Noémie Montagne, propriétaire des comptes sur lesquels ont été publiées la chanson et la vidéo, selon les plateformes numériques, ont en revanche été déclarées nulles en raison de vices de forme.

“Le drame de la Shoah tourné en dérision”

Lors de l’audience, le 25 septembre, le parquet avait requis dix mois de prison ferme à l’encontre de Dieudonné M’Bala M’Bala et 20.000 euros d’amende contre Noémie Montagne.

Pour le tribunal, les paroles “renvoient incontestablement, par voie d’insinuation, au drame de la Shoah qui est tourné en dérision” et le “droit à l’humour” invoqué par polémiste “se heurte à un autre droit, celui de la dignité humaine”.

Le polémiste de 53 ans avait nié être le chanteur et l’auteur de cette chanson, écrite selon lui par un détenu dans le cadre d’un “atelier de chanson potache” en prison.

Dieudonné était également jugé pour appel illicite aux dons, ayant publié un message en amorce de la vidéo appelant à la partager “en masse (...) afin de lui permettre de payer son amende” dans le cadre de sa condamnation pour sa chanson “Shoah nanas”.

Le tribunal l’a relaxé sur ce point, estimant qu’“inciter un public à visionner une vidéo afin de percevoir des revenus ne peut s’analyser (...) comme une...

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