"Je suis une star" : Didier Raoult dézingue l'étude du Lancet et se lance des fleurs

Le roi, c'est lui (Photo by GERARD JULIEN/AFP via Getty Images)

Le Professeur Raoult n’en finit plus de faire parler de lui. Dans sa dernière vidéo, il attaque l’étude internationale ayant critiqué l’utilisation de l’hydroxychloroquine et se met tout en haut de la pyramide scientifique : “C’est moi, l’élite”.

Le 25 mai dernier, l’étude publiée dans The Lancet avait mis a mal le remède à base d’hydroxychloroquine qui a propulsé le Professeur Didier Raoult sur le devant de la scène publique. Depuis, l’étude soulève des doutes et se retrouve décortiquée. L’homme qui s’exprime essentiellement sur Twitter et à travers des vidéos publiées sur Youtube n’a lui pas pris de pincettes pour tailler un costard à l’étude publiée dans le journal scientifique britannique. Tout en se construisant un trône à sa mesure.

“Je suis une star”

Dans sa dernière vidéo, intitulée #LancetGate. Les Pieds nickelés font de la science”, après avoir démarré sur la différence entre “réalité” - incarnée par les “vrais docteurs qui voient les malades, ici, pour faire le travail” - et un “article fait avec un ordinateur”, le Professeur Raoult embraye sur la “communication sur la chloroquine qui est devenue passionnelle à un point extraordinaire”, invoquant les présidents américains et brésiliens. Cette communication serait en effet “motivée par Trump et Bolsonaro qui ont dit, à mes dépens, que la chloroquine était une chose très bien.” Et de conclure : “Il y a une haine des vraies élites.”

Mais, surprise, l’élite est le Professeur Didier Raoult lui-même : “Les vraies élites, c’est nous. Je suis une star des maladies infectieuses, j’ai un cursus qui fait rêver à peu près n’importe qui (...) J’ai tout eu dans ma vie. C’est moi, l’élite.” Tout est dit ? Presque : “Ce n’est pas l’élite qui est contre moi, ce sont les deuxièmes couteaux qui sont contre moi.” Enfin, après avoir rappelé en préambule qu’il avait été “dans les comités éditoriaux les plus nombreux au monde, Didier Raoult envoie une dernière pique à destination du Lancet et autres publications scientifiques : “Les comités éditoriaux ne sont pas dirigés par les stars, mais par les gens qui n’ont pas réussi dans le métier.”