Didier Pittet, épidémiologiste et infectiologue : "Laisser mourir les vieux ou les confiner, ça n'a pas de sens"

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Des rapports éparpillés d'où s'échappent quelques feuilles volantes encombrent la table du salon parisien. "Vous les Français, vous produisez beaucoup de paperasse", dit dans un sourire (non masqué) le Suisse Didier Pittet. Chargé par Emmanuel Macron d'ausculter la gestion de la première vague de la pandémie en France, il s'installe dans la capitale deux jours par semaine pour conduire ses auditions. De l'autre côté de la frontière, l'épidémiologiste-infectiologue-hygiéniste surnommé "docteur mains propres" est célèbre pour avoir popularisé le gel hydroalcoolique à travers le monde. 

Dans le passionnant journal de bord qu'il vient de publier avec le journaliste Thierry Crouzet (Vaincre les épidémies, éditions Hugo Doc), l'optimiste de volonté -tels sont souvent les médecins préférant prévenir que guérir- livre une analyse fine de la tempête sanitaire. Pour le JDD, le professeur Pittet se penche sur la deuxième vague qui frappe violemment son propre pays et sur la saison 2 du confinement France. Et nous livre des raisons d'espérer. 

La deuxième vague sera-t-elle pire que la première?
On vit une deuxième vague bien plus importante. C'est évident depuis mi-septembre : le virus circule partout ; il est devenu très endémique. Toute l'Europe est touchée, y compris de bons élèves du printemps comme la Suisse, l'Autriche ou l'Allemagne. Et comme une seule petite partie seulement de la population a été atteinte, comme l'immunité de groupe monte lentement, la propagation est très rapi...


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