Didier Lallement, le rempart du président

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Le préfet de police est devenu le symbole des « violences policières ». Mais face aux critiques, Emmanuel Macron le soutient.

C’est la bérézina. Voilà qu’un préfet de police embarrasse le pouvoir. Son nom est brandi, scandé, vomi sur Twitter et dans les manifs ; son profil anguleux sous la casquette brodée d’or, caricaturé à l’envi. Didier Lallement est devenu pour beaucoup le symbole de l’arbitraire et des « violences policières ». On l’assimile aux images indignes récemment filmées dans la capitale : des fonctionnaires renversant des tentes de migrants place de la République, d’autres tabassant un producteur de rap, Michel Zecler, coupable d’avoir marché dans la rue sans masque. La scène, révélée par le site Loopsider, a secoué la France en plein débat sur l’article 24 de la loi « sécurité globale », qui visait précisément à limiter la diffusion d’images des forces de l’ordre. Malaise au sommet de l’Etat.

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Je ne commente pas, je poursuis ma mission

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Une énième manifestation s’est tenue samedi à Paris, encadrée par des rangées de policiers casqués, et des interpellations musclées dénoncées entre autres par la Ligue des droits de l’homme. Didier Lallement « met en danger » la vie des Parisiens, ont écrit plus de soixante-dix élus écologistes et communistes de la capitale, exigeant sa révocation. D’autres l’avaient demandée à Emmanuel Macron : Jean Castex en personne, dès son installation à Matignon, parce qu’il se méfie de ce préfet autoritaire à un poste si stratégique. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin a aussi tenté de s’en débarrasser, il y a trois semaines, soucieux de placer un homme à lui et d’apaiser la tourmente. En vain.

« Je ne commente pas, je poursuis ma mission », indique Didier Lallement sur les hauteurs de la PP, la préfecture de police, dans une salle boisée tapissée d’une carte de la ville et d’un portrait de(...)


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