Didier Lallement nommé secrétaire général de la mer

Didier Lallement (ici le 1er avril 2020 à Paris) a trouvé un point de chute
THOMAS SAMSON / AFP Didier Lallement (ici le 1er avril 2020 à Paris) a trouvé un point de chute

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Didier Lallement (ici le 1er avril 2020 à Paris) a trouvé un point de chute

POLITIQUE - Didier Lallement prend la mer et change de casquette. L’ancien préfet de police de Paris, parti de la PP suite au naufrage de la finale de la ligue des Champions au Stade de France, fin mai, après trois ans de règne, vient d’être recasé… auprès d’Élisabeth Borne. Le compte rendu du Conseil des ministres indique, ce lundi 26 septembre, qu’il est nommé Secrétaire général à la mer, un organisme placé sous l’autorité de la Première ministre.

Selon la fiche de poste, et les décrets qui définissent le rôle du « SGMer » depuis 1995, Didier Lallement sera désormais chargé de contrôler, d’évaluer et de coordonner les différentes actions de l’État dans tous les domaines de l’activité maritime, des missions des garde-côtes à la mise en valeur et la gestion durable des ressources de la mer. Il succédera, à partir du lundi 3 octobre, à Denis Robin, lui-même ancien préfet de Mayotte et du Pas-de-Calais.

Deux mois après sa démission, les nouvelles responsabilités de Didier Lallement ne manqueront pas de faire tousser ses nombreux contempteurs. Très critiqué pendant ses trois ans et demi à la préfecture de police de Paris (PP) pour sa gestion jugée brutale des manifestations, le haut fonctionnaire de 66 ans à la réputation d’« homme à poigne » est visé par deux informations judiciaires au sujet du maintien de l’ordre pendant les « gilets jaunes ».

Macron continue de recaser

La première a été ouverte le 31 août après le dépôt de plainte avec constitution de partie civile de deux figures du mouvement, Priscillia Ludosky et Faouzi Lellouche, qui l’accusent de les avoir mis en danger en les « nassant » et en les empêchant de manifester à Paris en novembre 2019. La deuxième fait suite à la plainte de l’ex-« gilet jaune » Maxime Nicolle qui dénonce sa « détention arbitraire » lors de son placement en garde à vue en marge du défilé du 14 juillet 2019.

Didier Lallement rejoint ainsi la liste des personnalités liées, de près ou de loin, à Emmanuel Macron, nommées à des postes à responsabilités pour ce second quinquennat. Comme l’ancien préfet, choisit en 2019 par Emmanuel Macron, et désigné, aujourd’hui, sur proposition du gouvernement, ils sont une petite dizaine, surtout des anciens ministres, à avoir bénéficié d’un petit coup de pouce à la reconversion.

Brigitte Bourguignon est par exemple passée du ministère de la Santé à l’Inspection générale des affaires sociales quand son ancienne collègue Emmanuelle Wargon a pris la tête du régulateur de l’énergie, après un bail au Logement et un échec aux législatives. Même pas besoin de traverser la rue.

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