"D'ici quatre ans, on aura des résultats concrets contre la maladie d'Alzheimer"

Marion Garreau

Si les laboratoires butent depuis longtemps sur le développement d'un traitement contre la maladie d'Alzheimer, la recherche ouvre aujourd'hui de nouvelles pistes. Décryptage avec le professeur Olivier Blin, directeur du programme DHUNE.

Elle est de loin la maladie neurodégénérative la plus répandue. Actuellement, environ 35 millions de personnes sont victimes d'Alzheimer dans le monde et l'Organisation mondiale de la santé estime que ce nombre devrait doubler tous les vingt ans pour dépasser les 100 millions en 2050. En France, 850 000 patients sont atteints d'Alzheimer et 225 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, soit près d’un toutes les trois minutes. Retarder au maximum le déclenchement de la maladie, puis freiner l'avancée des symptômes est donc une question de santé publique. Pourtant, ces dernières années ont été marquées par plusieurs échecs notables, dont l'abandon des essais cliniques du bapineuzumab, une molécule développée par les laboratoires Janssen, Pfizer et Elan, stoppés en phase 3, soit l'ultime phase de tests chez l'homme avant une éventuelle commercialisation.

A l'occasion de la journée mondiale de lutte contre Alzheimer, mercredi 21 septembre, L'Usine Nouvelle a interrogé le professeur Olivier Blin, chef de pharmacologie clinique et pharmacovigilance à l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille, professeur à Aix-Marseille Université et directeur du programme Dhune, lancé à l'été 2015 au sein d’Aix-Marseille Université et en partenariat avec l’AP-HM, l’Inserm et le CNRS. Porteur d’un projet de 36 millions d'euros pour 5 ans, ce programme concerne les maladies neurodégénératives et croise la recherche académique, la prise en charge en hôpitaux, l'enseignement ainsi



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