Nous devons notre sang chaud à la plus grande extinction de masse

Nathalie Mayer, Journaliste
·1 min de lecture

Il y a 252 millions d’années, la Terre se relevait doucement d’une extinction de masse sans précédent. De la perte de près de 90 % des formes de vie qui la peuplaient alors. Des chercheurs de l’université de Bristol (Royaume-Uni) nous apprennent aujourd’hui que c’est à ce moment-là que les ancêtres des mammifères — nos très lointains ancêtres — et des oiseaux ont acquis leur sang chaud. Une caractéristique souvent considérée comme la raison du succès de ces classes d’animaux.

Les dinosaures avaient-ils le sang chaud ? Juste un peu…

Les scientifiques avaient déjà identifié des signes d’endothermie chez ces survivants de la plus importante extinction de masse qu’a connu notre planète : des preuves de diaphragmes et d’éventuelles moustaches chez les synapsides, un groupe de tétrapodes qui inclut les mammifères. Plus récemment, ce sont des preuves de l’origine précoce des plumes chez les ancêtres des dinosaures et des oiseaux qui ont été mises à jour. Et tant chez les synapsides et que chez les archosaures du Trias, la structure osseuse présente des caractéristiques de sang chaud.

Et puis, les chercheurs ont découvert un indice fort de cette origine soudaine de sang chaud chez les synapsides et les archosaures exactement au moment de l’extinction de masse du Permien-Trias. Tous les tétrapodes, de taille moyenne ou grande, sont passés de la posture tentaculaire à la posture droite à la limite du Permien-Trias. Un changement de posture qui, au lieu de s’étaler sur des dizaines de millions d’années comme cela avait été suggéré, s’est produit instantanément.

Ce diagramme montre l’évolution des principaux groupes à travers le Trias. L’échelle du bleu au rouge est une mesure du degré de sang chaud reconstruit en fonction de différents indicateurs de la structure osseuse et de l’anatomie. © Mike Benton, Université de Bristol ; les images d’animaux sont de Nobu Tamura, Wikimedia
Ce diagramme montre l’évolution des principaux groupes à travers le Trias. L’échelle du bleu au rouge est une mesure du degré de sang chaud reconstruit en fonction de différents indicateurs de la structure osseuse et de l’anatomie. © Mike Benton, Université de Bristol ; les images d’animaux sont de Nobu Tamura, Wikimedia

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