«Nous devons […] faire échec aux démarches d’exclusion et de haine.»

Libération.fr

Pour le second tour de l’élection présidentielle, les organisations musulmanes se sont prononcées, les unes après les autres, pour un appel clair à voter Emmanuel Macron. «L’ennemi principal reste clairement l’extrême droite», relève Jérôme Fourquet, directeur des études d’opinions à l’Ifop. Pour le Conseil français du culte musulman (CFCM), il s’agit de «faire échec aux démarches d’exclusion et de haine, ainsi qu’aux velléités d’amalgame et de stigmatisation qui menacent la cohésion nationale et le vivre-ensemble».

Dans le collimateur de Marine Le Pen, l’Union des organisations islamiques de France (UOIF, proche des Frères musulmans) a appelé les musulmans, par-«delà leurs opinions politiques» à «faire échec aux démarches d’exclusion et de haine» et à donner «un score le plus large» à Emmanuel Macron.

Critiques à l’égard du quinquennat (notamment à cause de la personnalité de Manuel Valls), les musulmans demeurent quand même très fidèles à la gauche, sauvant même l’honneur de Benoît Hamon qui récolte 17 % de leurs suffrages, selon un sondage Ifop publié par l’hebdomadaire catholique Pèlerin. Mais leur chouchou a été sans conteste Jean-Luc Mélenchon, qui réalise un score de 37 %. Emmanuel Macron, lui, totalise 24 % des voix. François Fillon est à la traîne avec seulement 10 % des suffrages. Marine Le Pen obtient 5 %.

Si les musulmans ont le cœur à gauche, les catholiques sont restés fidèles à la droite. L’ex-Premier ministre a réussi à conserver son avantage chez cet électorat, récoltant 28 % des voix. Son score atteint même 46 % parmi les pratiquants. Macron tire son épingle du jeu en totalisant 22 % des suffrages tandis que Jean-Luc Mélenchon récolte 14 %. Marine Le Pen confirme sa poussée, atteignant, elle aussi, 22 %. «Finalement, les catholiques pratiquants, après un temps d’hésitation que nous avions constaté avant Pâques, sont revenus au bercail», analyse Jérôme Fourquet.

Retrouvez cet article sur Liberation.fr

Macron: «Je n’ai jamais considéré que quoi que ce soit était gagné»
Paris Sit-in anti-FN devant le lycée Buffon
Hommage au policier tué sur les Champs : «Je t’aime, gardons la paix»
Dans le rétro 1988
Syndicats Tous appellent à battre Le Pen, sauf FO

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages