"On est devenus des cibles" : l’inquiétude des policiers et de leur famille après l’attaque terroriste dans le commissariat de Rambouillet

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Qui nous protège, s'interroge Virginie, une semaine après l’assassinat de Stéphanie Monfermé, 49 ans, agente administrative, dans le sas d'entrée du commissariat de Rambouillet ? Cette jeune policière travaille dans un service d'investigation de la région parisienne.

Ce qui la choque, c'est que l'attaque terroriste ait été commise dans le sas d'entrée d'un commissariat : "Pour nous, c’est notre seconde maison, c’est l’endroit où on se sent en sécurité. On est en train de voir là qu’il y a des failles et ces failles-là il faut travailler dessus pour qu’on puisse de nouveau se sentir en sécurité dans notre commissariat".

"Une forme de paranoïa peut s’installer"

De son côté, Maria, brigadière de police depuis 17 ans, admet qu'elle ne se sent jamais vraiment en sécurité au moment de rentrer chez elle, encore plus depuis une semaine.

"On est vigilants même pour rentrer à notre domicile."

Maria, brigadière de police

à franceinfo

"Quand on rentre le soir, ça nous arrive de changer de direction, de changer de chemin, de faire un petit coup de sécu sur un rond-point pour voir si un véhicule ne nous suit pas", explique Maria.

Policier expérimenté dans le nord de la France, David doit quant à lui rassurer sa famille, de plus en plus préoccupée quand il part travailler. "Les enfants se demandent comment ça se passe au travail, est-ce qu’on est protégés. Ils s’inquiètent."

"Les enfants ont toujours un peu peur qu’un jour on les appelle pour leur annoncer une mauvaise nouvelle."

David, (...)

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