"On est devenu un peuple mou car on craint la répression militaire" : le Congo-Brazzaville à l'heure de la présidentielle

franceinfo
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Après 36 ans à la tête du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso, 77 ans, est à nouveau favori de l'élection présidentielle du dimanche 21 mars. Face au chef d'Etat, accusé par plusieurs ONG d'avoir détourné avec ses proches des millions de dollars, se présentent six candidats mais aucun leader d'opposition.

"Lorsqu'on parle du Congo, on peut parler d'un État autoritaire", assure Abdoulaye Diarra, chercheur spécialiste de l'Afrique centrale. Selon lui, les atteintes aux droits de l'Homme sont régulières dans le pays, tout comme les arrestations arbitraires des opposants politiques. "Il faut se rappeler que des candidats de l'élection présidentielle de 2016 ont depuis été détenus en prison, notamment Jean-Marie Michel Mokoko, condamné en 2018 pour atteinte à la sûreté de l'Etat, une détention qui avait d'ailleurs été qualifiée d'arbitraire par l'ONU", indique Abdoulaye Diarra.

Faux, répond Frank Tapiro, l'un des communicants et responsables de la campagne du président Sassou-Nguesso. "Le président est formidable, ce n'est pas du tout un dictateur. Venez ici, vous allez voir. Arrêtez d'écouter cette espèce de parole néo-coloniale, et je dirais même raciste, qui tend à dire que dès qu'on est un ancien militaire et depuis plus de 30 ans au pouvoir, on est forcément un dictateur, ce n'est pas sérieux", clame-t-il.

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