Devant les harkis, Fillon épingle à nouveau Macron

François Fillon a mis en avant la fierté nationale vendredi à Perpignan, dénonçant une nouvelle fois les propos d'Emmanuel Macron sur la colonisation lors d'une visite auprès des descendants de rapatriés d'Algérie. /Photo prise le 13 avril 2017/REUTERS/Régis Duvignau

PARIS (Reuters) - François Fillon a mis en avant la fierté nationale vendredi à Perpignan, dénonçant une nouvelle fois les propos d'Emmanuel Macron sur la colonisation lors d'une visite auprès des descendants de rapatriés d'Algérie.

A neuf jours du premier tour de la présidentielle, ce déplacement du candidat Les Républicains auprès d'un électorat traditionnellement de droite mais au sein duquel le Front national progresse intervient à la veille d'un meeting de Marine Le Pen à Perpignan.

Rendant hommage aux "Français d'Algérie (...) qui ont vécu l'injustice" du retour et aux "harkis (...) qui n'ont pas été traités dignement par la France", l'ex-Premier ministre est revenu une nouvelle fois sur les déclarations d'Emmanuel Macron sur la colonisation.

Lors d'un déplacement en Algérie en février, le candidat du mouvement En Marche ! avait assimilé la colonisation à un "crime contre l'humanité".

"On ne peut pas aujourd'hui parler de l'Algérie comme certains en parlent, en allant jusqu'à évoquer des crimes contre l'humanité, sans commettre un énorme contresens historique", a dit François Fillon.

"La colonisation a été un élément de l'histoire de toutes les civilisations, (...) il n'y a pas une civilisation qui n'a pas colonisé ses voisins et nous même nous avons été colonisés", a-t-il indiqué.

"Moi je veux qu'on soit fiers de notre histoire", a-t-il déclaré en réaffirmant sa volonté de voir le "récit national" être enseigné à l'école. "Le récit national, ce sont des faits, ce n'est pas un roman, ce n'est pas une histoire qui aurait été enjolivée ou qui aurait été inventée", a-t-il précisé.

Estimant que "la France n'en a pas fait assez" pour les rapatriés et les harkis, François Fillon s'est présenté comme "le seul candidat" susceptible de répondre à leurs attentes, à l'inverse de "ceux qui nient la réalité de cette histoire et la réalité des responsabilités nationales, ceux qui parlent de crimes contre l'humanité, ceux qui ont une vision marxiste de l'histoire et ceux dont la politique économique ruinerait notre pays."

(Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse)

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