Devant l’Assemblée générale de l’ONU, Biden répond aux “menaces” de Poutine

PHOTO BRENDAN MCDERMID/REUTERS

“Le président Poutine a ouvertement proféré des menaces nucléaires contre l’Europe, en ignorant ses responsabilités en matière de non-prolifération. Désormais, la Russie envoie de nouveaux soldats au front, et le Kremlin organise des pseudo-référendums visant à annexer des territoires ukrainiens… Une violation manifeste de la charte des Nations unies. Le monde doit voir ces actes scandaleux pour ce qu’ils sont.”

Mercredi 21 septembre, Joe Biden s’est exprimé devant l’Assemblée générale des Nations unies, et comme l’indiquent ses propos, relayés par site de la chaîne de télévision américaine CNN, il a saisi l’occasion pour apporter une sorte de réponse aux propos de Poutine sur un possible usage de l’arme nucléaire.

Dans une vidéo diffusée ce mercredi, le chef du Kremlin avait en effet déclaré que Moscou était prêt à “utiliser tous les moyens à [sa] disposition pour protéger la Russie et [son] peuple”, et que “ceux qui essaient de [le] faire chanter avec des armes nucléaires doivent savoir que le vent peut tourner dans leur direction.”

“Annuler le droit de l’Ukraine à exister”

Des paroles qui ont soulevé une forte inquiétude en Occident, dans un contexte où, à partir du 27 septembre, les républiques séparatistes de Donetsk et de Louhansk et les régions de Kherson et de Zaporijjia pourraient intégrer la Russie à la suite de référendums (non reconnus par la communauté internationale). Une fois intégrés dans l’État, ces territoires visés par la contre-offensive ukrainienne seraient alors “protégés” par la doctrine nucléaire russe.

“Le but de cette guerre est d’annuler le droit de l’Ukraine à exister en tant qu’État, purement et simplement, et le droit des Ukrainiens à exister comme peuple”, a aussi déclaré le président américain lors de son discours aux Nations unies.

Demande de cessez-le-feu depuis Pékin

Du côté de Pékin, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Wang Wenbin, a aussi réagi aux paroles de Poutine lors d’une conférence de presse. Il s’est fendu de la déclaration suivante, relayée par le Wall Street Journal :

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