Ils risquent la prison pour avoir scanné des livres et proposé les contrefaçons sur Internet

franceinfo Culture avec agences
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Ils façonnaient des copies "pirates" pour pallier une offre légale de livres numériques insuffisante à leurs yeux en 2010 : des lecteurs, attaqués en justice par les plus grandes maisons d'édition françaises pour contrefaçon, ont plaidé mercredi 14 avril devant le tribunal de Nanterre leur amour immodéré de la littérature.

Depuis mercredi matin, douze hommes et femmes sont jugés pour avoir scanné des livres et les avoir proposés en téléchargement gratuit, en violation du droit d'auteur et en bande organisée sur le site wwww.TeamAlexandriz.org.

Face aux prévenus, sont représentés des géants de l'édition dont Flammarion, Grasset, Gallimard, Actes Sud, Hachette, Albin Michel. Une "union assez unique" de maisons d'édition concurrentes s'est portée partie civile dans ce procès, a relevé un des avocats de ces sociétés, Me Richard Malka.

Dénonçant une "structure avec un chef, des administrateurs et des contributeurs", le procureur a rappelé que les prévenus, poursuivis pour "contrefaçon en bande organisée", avaient "organisé la diffusion de dizaines de milliers d'oeuvres" sur le site TeamAlexandriz, "dans des flux qui dépassent largement le cadre d'échanges entre amis".

Il a requis des peines allant de l'amende de 5.000 euros à la peine de prison de six mois avec sursis, assortie de 10.000 euros d'amende.

"L'offre numérique n'existait pas à l'époque"

A la barre, les auteurs des contrefaçons ont maintenu avoir participé à la numérisation d'ouvrages pour pouvoir simplement les (...)

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