Devant Greta Thunberg, Donald Trump fustige à Davos "les prophètes de malheurs"

Alexandre Boudet

INTERNATIONAL - Leur face-à-face était très attendu. Avant une éventuelle entrevue bilatérale, c’est par discours interposés que Donald Trump et Greta Thunberg ont échangé ce mardi 21 janvier au premier jour du 50e Forum économique mondial de Davos, en Suisse.

Premier à s’exprimer à la tribune, le président américain a fustigé les “prophètes de malheur”, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

“Nous devons rejeter les éternels prophètes de malheur et leurs prédictions de l’apocalypse”, a-t-il dit précisément, dans la douillette station de ski des Grisons. Une déclaration aux allures de discours de campagne électorale faite devant l’élite économique et politique du globe et l’adolescente suédoise, qui devait prendre la parole un peu plus tard, en début d’après-midi, pour ouvrir une session au titre sans équivoque: ”Éviter l’apocalypse climatique”.

Greta Thunberg était présente dans la salle où s'exprimait Donald Trump lors du Forum économique mondial de Davos.

L’“America First”, toujours

Ce n’est pas la seule partie du discours de Donald Trump qui ciblait plus ou moins directement Greta Thunberg. Il a notamment estimé que “la peur et le doute (n’étaient pas) de bons modes de pensée”, louant l’innovation technologique plutôt que la régulation.

Dans un discours clairement destiné à son électorat, le président américain a vanté l’abondante production d’hydrocarbures et l’indépendance énergétique des États-Unis, mais sans jamais évoquer les énergies renouvelables.

En campagne pour sa réélection en novembre et à quelques heures de l’ouverture de son procès en destitution à Washington, qu’il a qualifié de “farce”, il a déroulé à Davos, sur un ton plutôt monocorde, ses performances en termes de croissance économique et de création d’emplois aux États-Unis.

Surtout, comme lors de sa première venue à Davos en 2018, l’hôte de la Maison Blanche a réaffirmé sa politique de l’“America First”, saluant la trêve signée la semaine dernière dans la guerre commerciale sino-américaine. “Le temps du scepticisme est terminé, les entreprises affluent de nouveau aux États-Unis”, a-t-il...

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