Devant la CIJ, les États-Unis veulent que l'Iran rendent des comptes pour des actes de terrorisme

Deuxième jour du face à face Iran-États-Unis devant la Cour internationale de justice à La Haye (CIJ). Après Téhéran lundi, c'était au tour des avocats de Washington de plaider ce mercredi 21 septembre devant les juges de cette Cour de l'ONU. Les États-Unis s'opposent à la plainte déposée en 2016 par l'Iran, qui juge illégale la saisine, sur décisions judiciaires, de plusieurs milliards d'actifs de banques, dont la Banque centrale, et de sociétés iraniennes.

Avec notre correspondante à La Haye, Stéphanie Maupas

Au cours des premières audiences, Téhéran avait accusé Washington d'avoir créé une véritable « industrie du litige » contre l'Iran au cours des trente dernières années.

Le représentant américain a répondu mercredi. Richard Visek a accusé Téhéran de vouloir, avec cette affaire, échapper à sa responsabilité d'État sponsor du terrorisme.

Nous affirmons que cette affaire est une tentative de l'Iran d'invoquer le traité d'amitié désormais résilié pour éviter de rendre des comptes pour son rôle dans les actes de terrorisme perpétrés contre les citoyens des États-Unis. Les tribunaux américains ont estimé que l'Iran a soutenu et fourni un soutien aux attaques terroristes contre des ressortissants et des intérêts américains, y compris en 1983 le bombardement de la caserne des Marines américains qui servait comme soldats de la paix à Beyrouth.

Quelque 241 soldats américains avaient été tués au cours de cette attaque, ainsi que 58 soldats français. Pour les avocats de Washington, cet attentat n'aurait pu avoir lieu dans le soutien iranien.


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