"On devait attendre qu'un patient meure pour pouvoir entrer": les hôpitaux de Naples débordés par la seconde vague de Covid-19

Bruce de Galzain
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L'ambulance vient de rentrer, il faut la nettoyer et la désinfecter avant de repartir. En ce moment, c'est surtout la nuit que Sabato, le conducteur, Carolina, l'infirmière et Franceso le médecin font leur quart de 12 heures. Mais à chaque fois, c'est le même refrain : il n'y pas assez de place dans cet hôpital italien de Naples, en Campanie. La seconde vague de contamination au coronavirus Covid-19 est passée par là, et la population, anxieuse, se tourne vers l’hôpital au moindre début de symptôme. "C'est la centrale opérationnelle qui nous indique dans quel hôpital on est censés aller, explique Sabato. Et même s'il n'y pas de lits, ils nous disent de rester là, aux urgences, en attendant qu'un lit se libère."

Le système sanitaire est en train de s'effondrer et à chaque fois que l'on est bloqué devant les urgences, cela fait une ambulance médicalisée de moins pour notre zone...

Sabato, ambulancier

à franceinfo

D'autres patients ne sont donc pas pris en charge pendant que l'ambulance attend et cela peut être interminable. Le trio a ainsi passé plus de 24 heures dans l'ambulance avec une patiente il y a quelques jours. Ce n'est plus gérable, alerte Carolina, l'infirmière de 24 ans. "On a transformé l'ambulance en chambre d'hôpital quand nous avons fait une intervention (...)

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