Deuxième mise en examen dans l'affaire des assistants du FN

Un assistant d'une eurodéputée Front national (FN) au Parlement européen a été mis en examen lundi dernier dans le cadre de l'enquête sur des emplois présumés fictifs du parti d'extrême droite. Charles Hourcade est le deuxième mis en examen pour recel d'abus de confiance dans cette affaire. Dans ce même dossier, la présidente du FN, Marine Le Pen, était elle-même convoquée ce vendredi par les juges d'instruction. /Photo prise le 8 mars 2017/REUTERS/Sebastien Bozon

PARIS (Reuters) - Un assistant d'une eurodéputée Front national (FN) au Parlement européen a été mis en examen lundi dernier dans le cadre de l'enquête sur des emplois présumés fictifs du parti d'extrême droite, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Charles Hourcade, présenté comme graphiste dans un organigramme du FN diffusé en 2015, est le deuxième mis en examen pour recel d'abus de confiance dans cette affaire.

Dans ce même dossier, la présidente du FN, Marine Le Pen, était elle-même convoquée ce vendredi par les juges d'instruction en vue d'une possible mise en examen mais, précise-t-on de source judiciaire, elle ne s'est pas présentée.

Protégée par son immunité parlementaire de députée européenne, la candidate à la présidentielle avait auparavant fait savoir dans un courrier aux magistrats qu'elle ne se rendrait à aucune convocation pendant la campagne.

Les juges s'interrogent sur la nature des activités de plusieurs assistants frontistes, qu'ils soupçonnent d'avoir en réalité travaillé pour le parti.

A la suite d'un signalement du Parlement, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire puis, le 15 décembre 2016, une information judiciaire.

Les dirigeants du parti, Marine Le Pen en tête, réfutent toute fraude et dénoncent une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Les enquêteurs s'intéressent notamment au cas de la chef de cabinet de Marine Le Pen, Catherine Griset, mise en examen le 22 février dernier, et à celui du garde du corps Thierry Légier, placé en garde à vue fin février et relâché sans charge retenue contre lui à ce stade.

(Simon Carraud, édité par Yves Clarisse)

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages