Le deuxième plus gros diamant du monde dévoilé place Vendôme

Baërd, Elodie
Personne ne savait où était passé le Sewelo depuis sa découverte en avril dernier. / Louis Vuitton

EXCLUSIF - Louis Vuitton a mis la main sur un brut de 1 758 carats, extrait d’une mine au Botswana au printemps dernier, qu’il présente à Paris la semaine prochaine.

Il dort depuis quelques jours dans un coffre des ateliers de Louis Vuitton place Vendôme, rangé dans une trousse sous scellés en attendant d’être présenté, la semaine prochaine, à quelques clients triés sur le volet. Cet incroyable diamant brut, qui tient tout juste dans une main, recouvert d’une couche de carbone brillante et irrégulière, a effectué plusieurs allers-retours à Anvers pour subir des analyses. Mais il était encore le mois dernier au Botswana, où il a été trouvé en avril dans la mine Karowe, réputée pour ses pierres d’exception, à l’instar du Lesedi La Rona de 1 109 carats acheté 53 millions de dollars par Graff en 2015. Ce nouveau trésor, baptisé le Sewelo («découverte rare» dans la langue bantoue des Tswanas) à la suite d’un concours des citoyens du pays, affiche un poids hors du commun, de 1 758 carats (env. 350  grammes), qui en fait le deuxième plus gros diamant, après le Cullinan de 3 106   carats trouvé en Afrique du Sud en 1905.

«Une pierrre de spéculation»»

Les tractations ont commencé il y a cinq mois par l’envoi d’une photographie à l’acheteuse de pierres de Louis Vuitton qui connaît bien les équipes de Lucara Diamond, la société canadienne propriétaire de Karowe. Fascinée par le poids et la singularité du spécimen, la spécialiste est allée le découvrir à Anvers, puis a informé de l’opportunité sa direction, qu’elle craignait de voir rebutée par la couleur spéciale du Sewelo et l’absence de garantie sur le résultat. L’effet fut inverse, le PDG Michael Burke a été emballé. «Nous sommes des malletiers, pas des joailliers. Même si nous mettons tout en œuvre pour recruter les meilleurs talents et nous donner les moyens de bien faire ce métier, nous ne voulons pas procéder comme les autres, cela n’aurait pas de sens, dit-il. Nous devons être audacieux, cette pierre le prouve. Aucun (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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