Deux semaines avec Volodymyr Zelensky

Sur fond noir, le profil désormais familier du président ukrainien fait la couverture de l’hebdomadaire américain Time. Depuis le début de la guerre en Ukraine, le 24 février, ils sont des milliers de journalistes à le solliciter, ainsi que son équipe. Un entourage restreint composé de personnes “issues du monde du spectacle, ainsi que d’anciens blogueurs et journalistes réputés avant la guerre”, comme le précise le journaliste Simon Shuster de Time.

Ce dernier, qui avait déjà rencontré Volodymyr Zelensky il y a trois ans après l’un de ses spectacles à Kiev, alors qu’il n’était encore que cet humoriste qui voulait devenir président, a passé près de deux semaines, fin avril, à ses côtés, rue Bankova, dans le bâtiment présidentiel.

Dans le quartier présidentiel, les rues sont remplies de checkpoints et de barricades, raconte le journaliste, “les véhicules de civils n’ont pas le droit de s’approcher, et les soldats demandent aux piétons des mots de passe secrets qui changent quotidiennement, généralement des suites de mots absurdes, comme ‘coffee cup suitor’, que des Russes auraient du mal à prononcer”.

Hanté par les morts

Le journaliste américain constate que Zelensky n’a pas perdu son sens de l’humour. Un “moyen de survie”, affirme le président. Mais les deux mois de guerre qui viennent de s’écouler “l’ont aguerri, il se met plus facilement en colère et craint beaucoup moins de prendre des risques. […] Les images de civils morts ne cessent de le hanter. Il en va de même pour les appels quotidiens de ses troupes, dont des centaines sont piégées sous terre, à court de nourriture, d’eau et de munitions.”

Le 8 avril, alors que des corps de civils sont toujours exhumés à Boutcha, ville au nord-ouest de Kiev inaccessible à l’armée ukrainienne pendant près d’un mois, des images du carnage de la gare de Kramatorsk, où des missiles russes ont tué au moins 50 personnes et blessé plus d’une centaine d’autres, dont des enfants, parviennent à Volodymyr Zelensky. Une image le hante encore, raconte le journaliste américain. “On y voyait une femme décapitée par l’explosion, raconte le président ukrainien. Elle portait des vêtements aux couleurs vives qui sont restés gravés dans ma mémoire.

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