Retour sur deux semaines d'embrasement entre Israël et les Palestiniens

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Le bouclier antimissiles
Le bouclier antimissiles

Israël et les Palestiniens sont engagés depuis début mai dans l'une des plus importantes escalades de violences de ces dernières années. Des tirs de roquettes et bombardements meurtriers ont lieu depuis le début de la semaine entre les deux territoires.

Au total, 188 Palestiniens ont été tués dont 55 enfants et 1230 blessés depuis cette date, selon un dernier bilan palestinien ce dimanchen, en constante évolution. En Israël, dix personnes ont été tuées dont un enfant, et 282 blessées, dans les tirs de roquettes palestiniennes, depuis lundi.

· L'éviction de Palestiniens à Jérusalem-Est

Le lundi 3 mai au soir, des heurts éclatent dans le quartier de Cheikh Jarrah, proche de la Vieille ville à Jérusalem-Est, en marge d'une manifestation de soutien à des familles palestiniennes menacées d'éviction au profit de colons juifs.

Jérusalem-Est est un secteur palestinien occupé puis annexé illégalement par l'État hébreu, selon l'ONU, qui avait "exhorté Israël à mettre fin à ces expulsions".

"Les expulsions, si elles étaient ordonnées et mises en œuvre, violeraient les obligations d'Israël en vertu du droit international", avait déclaré le porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), Rupert Colville.

· Heurts sur l'esplanade des Mosquées

Le vendredi 7 mai, des dizaines de milliers de fidèles se réunissent dans l'enceinte de l'esplanade des Mosquées - appelée Mont du Temple par les juifs - pour la dernière prière du vendredi avant la fin du ramadan. Selon la police israélienne, des Palestiniens lancent des projectiles sur les forces de sécurité qui répliquent avec des grenades assourdissantes et des balles en caoutchouc. Le 8, de nouveaux heurts ont lieu sur l'esplanade et ailleurs à Jérusalem-Est.

Le 10, le bilan s'élève à plus 500 blessés dans les rangs des Palestiniens et quelques dizaines parmi les policiers israéliens, lors des affrontements notamment sur l'esplanade des Mosquées. Ces échauffourées coïncident avec la "Journée de Jérusalem", marquant la conquête de Jérusalem-Est par Israël en 1967.

Au total, plus de 700 Palestiniens ont été blessés dans des heurts à Jérusalem-Est.

· Escalade entre Israël et le Hamas

Le 10 mai au soir, le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, lance des salves de roquettes vers Israël, qui mène en représailles des frappes meurtrières sur l'enclave palestinienne.

Le lendemain, le Hamas tire un barrage de roquettes vers Tel-Aviv après la destruction d'un immeuble d'une douzaine d'étages à Gaza, dans lequel des ténors du mouvement avaient leurs bureaux.

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· Émeutes dans des villes "mixtes" d'Israël

Le mardi 11, les villes "mixtes" israéliennes, où vivent juifs et arabes israéliens, connaissent un accès de violence. Représentant environ 20% de la population d'Israël, les arabes israéliens sont des Palestiniens restés sur leur terre à la création du pays en 1948.

A Lod, près de Tel-Aviv, l'"état d'urgence" est décrété après que la police a fait état d'"émeutes", à la suite de la mort violente d'un arabe israélien. Des scènes de violence ont aussi lieu dans d'autres localités arabes israéliennes.

Plus de 400 personnes, juives et arabes, ont été arrêtées.

· Chars et blindés près de Gaza

Le mercredi 12, Washington annonce l'envoi d'un émissaire en Israël et dans les Territoires palestiniens. La Russie appelle à une réunion d'urgence du Quartet sur le Proche-Orient (UE, Russie, USA, ONU).

Le lendemain, Israël masse des blindés le long de la frontière avec la bande de Gaza, enclave palestinienne surpeuplée et sous blocus israélien depuis près d'une quinzaine d'années. Le ministère de la Défense donne le feu vert à l'armée pour mobiliser au besoin des milliers de réservistes.

· Heurts en Cisjordanie

Le vendredi 14, alors que les frappes israéliennes se poursuivent sur Gaza, des manifestations de colère à travers la Cisjordanie tournent à l'affrontement avec l'armée israélienne: 11 Palestiniens sont tués et plus de 150 manifestants blessés, selon le ministère palestinien de la Santé et le Croissant-Rouge.

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Le 15, deux Palestiniens sont tués dans des confrontations avec les soldats israéliens.

· L'immeuble de AP et Al-Jazeera bombardé à Gaza

À Gaza, deux femmes et huit enfants périssent dans une frappe israélienne sur un camp de réfugiés. Samedi, un immeuble de la ville qui abritait notamment la chaîne d'information qatarie Al-Jazeera et l'agence de presse américaine Associated Press (AP) et qui venait d'être évacué, est pulvérisé par l'aviation israélienne. D'après Tsahal, le Hamas y avait caché des bureaux.

Un Israélien est tué dans l'explosion de roquettes tirées par le Hamas.

· Domicile du chef du Hamas visé

Le samedi 16, l'aviation israélienne bombarde à Gaza le domicile du chef du Hamas, Yahya Sinouar. La journée de dimanche a été la plus meurtrière côté palestinien, avec 40 personnes tuées, dont huit enfants, le bilan quotidien le plus lourd depuis lundi.

Israël a déclaré de son côté faire face au rythme le plus élevé de roquettes jamais tirées vers son territoire.

Une réunion virtuelle du Conseil de sécurité de l'ONU devait se dérouler en fin d'après-midi, heure française. L'émissaire américain doit lui rencontrer dans la journée des dirigeants israéliens à Jérusalem et des responsables palestiniens en Cisjordanie occupée.

Article original publié sur BFMTV.com

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