Deux biomarqueurs sanguins de la schizophrénie ont été identifiés

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Une équipe de chercheurs a identifié deux biomarqueurs de la schizophrénie, mesurables dans le sang, en relation avec la dérégulation des mitochondries neuronales. Ils leur ont permis d’établir deux catégories de patients souffrant de cette pathologie, une stratification qui pourrait permettre le développement de traitements spécifiques pertinents pour améliorer leur état de santé.

D’après l’ (OMS), la schizophrénie touche “plus de 23 millions de personnes dans le monde”. Cette pathologie psychiatrique se caractérise par “une perception perturbée de la réalité, des manifestations productives, comme des idées délirantes ou des hallucinations, et des manifestations passives, comme un isolement social et relationnel”, dans son dossier éponyme.

Parmi les patients souffrant de cette pathologie, les symptômes sont très hétérogènes, ce qui n’aide pas le personnel médical à poser un diagnostic. L’identification de biomarqueurs, des caractéristiques mesurables chez les patients pouvant servir "d’empreintes digitales" à certaines maladies, permettrait de faciliter cette étape. Certains ont déjà été identifiés dans le cas de la schizophrénie, par exemple un .

En menant une étude translationnelle, entre modèles animaux et patients humains, une équipe de chercheurs de l’Université de Lausanne (Suisse) a récemment identifié deux nouveaux biomarqueurs de la schizophrénie mesurables dans le sang.

Neurones à parvalbumine et mitochondries

Les chercheurs ont concentré leur intérêt sur un type de cellules bien précis : les neurones à parvalbumine. Plus particulièrement, ils ont étudié les mitochondries de ces neurones, des organites faisant partie des cellules et absolument essentielles à leur fonctionnement puisqu’elles sont leur source d’énergie.

Les mitochondries, des batteries cellulaires :

Pour produire de l'énergie, de nombreuses réactions chimiques ont lieu dans les mitochondries. Certaines d'entre elles produisent des radicaux libres, des molécules très instables qui risquent d’endommager d’autres molécules en les rendant instables à leur tour. C’est pourquoi ils sont normalement évacués très rapidement hors des cellules, par ce qu’on appelle le “système antioxydant”, pour éviter que les cellules ne souffrent de “stress oxydatif”.

Kim Q. Do, professeure en neurosciences au Centre de neurosciences psychiatriques (CNP) en Suisse, explique que les “derni[...]

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