Deux ans après la prise de Marioupol, les familles ukrainiennes demandent: «Où est Azov?»

Tous les dimanches, à Kiev comme dans d’autres villes d’Ukraine, des milliers de personnes se rassemblent pour rappeler la captivité des défenseurs de Marioupol, les soldats d’Azov, entre les mains des Russes après le siège d’Azovstal il y a tout juste deux ans. Alors qu’il n’y a plus eu d’échanges de prisonniers depuis plusieurs mois, les familles des captifs veulent faire entendre leur voix.

De notre correspondante en Ukraine,

Ce dimanche midi 19 mai, comme chaque semaine, des centaines de personnes se sont rassemblées à Kiev, capitale de l'Ukraine, comme elles le font depuis deux ans, pour réclamer la libération des quelque 900 soldats du bataillon Azov devenus prisonniers de guerre depuis leur capture à Marioupol le 19 mai 2022. Leurs proches, des vétérans et anciens prisonniers de guerre, ainsi que des civils, forment deux rangées impressionnantes et silencieuses qui se font face.

Au milieu, un groupe de participants dont chacun brandit une lettre, pour former « Où est Azov ? » et « Libérez Azov ». La foule scande ces questions tour à tour, et des cris de « Gloire à l’Ukraine » émanent de gorges nouées non seulement par l’émotion, mais aussi par la colère d’être, au mépris du droit international, sans nouvelles des prisonniers de guerre.


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