Deux ans après l'affaire de la vidéo intime, Griveaux exprime sa "colère" de "politique" et de "mari"

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Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement - Ludovic Marin - AFP
Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement - Ludovic Marin - AFP

C'est la première fois que Benjamin Griveaux s'exprime publiquement sur l'affaire qui a percuté sa candidature à la mairie de Paris en février 2020, le poussant au retrait de la course municipale. Une vidéo intime et des captures d'écran, issues d'une brève relation avec une jeune femme, Alexandra de Taddeo, sont partagées sur les réseaux sociaux. Dans Cinq ans, un documentaire diffusé le 16 janvier sur France 5, l'ancien ministre laisse poindre son ressentiment.

"Colère contre moi-même"

"C’est d’une très grande violence. Chez moi, la première réaction, c’est de la colère, c’est de la colère contre moi-même. J’ai évidemment manqué de vigilance", reconnaît celui qui a démissionné en 2021 de son mandat de député et présente désormais une émission sur la chaîne Internet B Smart.

"Ça, c’est la colère du responsable politique. Et puis il y avait la colère du mari et du père de trois enfants et celle-là, je la garderai pour moi", explique encore Benjamin Griveaux.

"Il est évident que je ne peux pas continuer"

L'ancien candidat à la mairie de Paris revient également sur le moment où il a découvert ces images.

"Le 12 février, mes équipes m’alertent sur l’existence des fameuses vidéos. Je sais immédiatement que pour moi la campagne s’arrête. Je ne l’annonce pas d’ores et déjà mais il est évident que je ne peux pas continuer à porter une candidature", explique-t-il encore aux documentaristes Raphaëlle Baillot et Jerôme Bermyn.

"On a géré ça de façon banale"

La femme de Benjamin Griveaux, l'avocate Julia Minkowski, s'est, elle, déjà confiée sur cette affaire, à l'occasion de la sortie de son livre L'avocat était une femme.

"L'hypocrisie serait de croire que, dans un couple, on ne connaît pas de turbulences. Et parce qu'on rencontrerait une crise, on devrait nécessairement se séparer", avait-elle jugé sur le plateau de C à vous, sur France 5.

"Je crois que ça arrive dans beaucoup de couples. On a géré ça de façon banale. Mais parce qu'on a toujours géré la vie publique et la vie politique qui a été celle de Benjamin ces dernières années de façon normale. On s'est jamais installé dans un ministère, on a toujours eu les mêmes amis, on a pas changé de lieux de vacances", avait encore expliqué l'avocate pénaliste aux journalistes.

Article original publié sur BFMTV.com

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