Deux ans après l’explosion sur le port de Beyrouth, le récit de Patricia Khoder, une « survivante » du drame

© REUTERS

Il y a deux ans, le 4 août 2020, une explosion au coeur du port de Beyrouth a ravagé la capitale du Liban, faisant plus de 200 morts et 6 500 blessés. Celle-ci avait eu lieu dans un entrepôt abritant des centaines de tonnes de nitrate d’ammonium stockées sans précaution. Touchés de plein fouet par le souffle de l’explosion, d’importants silos à grains du port s'étaient partiellement écroulés. Ces mêmes silos se sont effondrés dimanche à la suite d’un incendie, à quatre jours des commémorations prévues. Dans ce contexte, Patricia Khoder, responsable communication pour l’ONG CARE au Liban mais aussi journaliste pour le quotidien Libanais L’Orient le jour, a tenu pendant plusieurs jours un « journal de Beyrouth ». Le voici :

Jeudi 14 juillet 2022

Tous les matins, je me lève et je me dis, pour me donner courage, que je suis en bonne santé, j’ai du travail et que je ne suis pas morte dans l’explosion. Je sais pourtant, comme tous les autres habitants de la ville, que même si j’ai survécu, une partie de moi a été à jamais ensevelie sous les décombres de Beyrouth le 4 aout 2020. Je sais aussi, comme tous les autres habitants de la ville, que nous sommes tous des miraculés.

"

Tous les jours, je perds du temps à régler des problèmes qui ne devraient pas se poser dans un pays normal

"

Quand j’y pense ou quand nous parlons entre nous, nous nous disons que c’est un miracle, avec la force de l’explosion, qu’il n’y ait eu « que » 220 tués et 6 500 blessés. Encore aujourd’hui, des personnes ...


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