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Deux ans après la double explosion à Beyrouth, Macron veut que "justice soit rendue"

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Emmanuel Macron a ouvert le 4 août 2021 une visioconférence internationale d'aide au Liban depuis le fort de Brégançon - Christophe SIMON © 2019 AFP
Emmanuel Macron a ouvert le 4 août 2021 une visioconférence internationale d'aide au Liban depuis le fort de Brégançon - Christophe SIMON © 2019 AFP

Il y a deux ans jour pour jour, le 4 août 2020, une double explosion détruisait le port de Beyrouth et en dévastait des quartiers entiers, faisant plus de 200 morts et plus de 6500 blessés. Le surlendemain, Emmanuel Macron s’était rendu sur place. Le chef de l'État s'était engagé en tête de file d'un mouvement dont l'objectif était de remettre le Liban sur les rails.

Alors que le pays est aujourd'hui embourbé dans la pire crise économique de son histoire et que les habitants souffrent de pénuries, de coupures de courant et d'une inflation galopante, Emmanuel Macron a accordé un entretien au quotidien L’Orient-Le Jour.

"Qu'en serait-il aujourd'hui sans la mobilisation conduite par la France?"

Évoquant les souvenirs de 2020, Emmanuel Macron explique que ses deux visites successives à Beyrouth après la double explosion dans le port sont des "moments qu’on n’oublie pas dans la vie d’un président de la République".

"C’est avec beaucoup d’émotion que je me remémore la stupeur qui m’a saisi il y a deux ans en apprenant ce drame", déclare-t-il dans cette interview.

Le chef de l'État se félicite d'avoir et de toujours consacrer beaucoup d'énergie au Liban. "La France a entraîné une mobilisation internationale exceptionnelle et inédite pour éviter l’effondrement institutionnel, financier, économique, social et culturel brutal du pays", poursuit celui qui a été à l'initiative de plusieurs conférences de soutien à la population libanaise.

"Ce n’est pas assez et il faut faire plus et mieux mais qu’en serait-il aujourd’hui sans la mobilisation de la communauté internationale conduite par la France?", interroge-t-il pour répondre à certaines critiques.

"Justice doit être rendue"

Dans cet entretien accordé deux ans après le drame, Emmanuel Macron se montre sévère à l'égard de la classe dirigeante libanaise. Il l'accuse notamment d'être responsable des blocages qui entravent la reprise économique du pays, mais également l'enquête autour de l'explosion.

"C’est un fait, nous n’avons pas réussi à dépasser la force d’inertie du système libanais et de ses acteurs. Je ne veux pas revenir sur leur responsabilité, elle est connue", fustige-t-il.

Le président français dénonce effectivement la suspension de l'enquête nationale à cause d'un énième recours d'anciens ministres libanais. "Je le redis aujourd’hui avec force: justice doit être rendue", affirme Emmanuel Macron.

Ce mercredi, des experts indépendants des Nations unies et des ONG ont appelé à l'ouverture d'une enquête internationale "sans délai", soulignant qu'il était "clair aujourd'hui plus que jamais que l'enquête nationale ne pouvait rendre justice".

"Je ne me résignerai jamais"

Alors qu'il a récemment reçu le prince hériter d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane à l'Élysée, Emmanuel Macron a affirmé vouloir rétablir des "relations denses" entre Beyrouth et les monarchies du Golfe, sans qui le Liban "ne connaîtra ni prospérité ni croissance".

"Je ne me résignerai jamais. Je ne laisserai pas le Liban s’effondrer, encore moins disparaître", conclut le chef de l'État.

Article original publié sur BFMTV.com

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