Deux ans après, quel bilan pour le Grenelle contre les violences conjugales ?

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S’il y a plus de violences conjugales recensées, c'est parce qu'il a plus de signalements. Ce constat reflète en effet l’efficacité des mesures mises en œuvre depuis le Grenelle. A commencer par la formation de plus de 90.000 policiers et gendarmes pour le recueil de plainte d'abord, mais aussi le déploiement des téléphones grave danger, avec 1.969 actifs actuellement. Il y a également eu une augmentation des bracelets anti-rapprochements posés sur le conjoint violent, avec 676 sur tout le territoire. Les places d’hébergement pour les femmes ont augmenté et les ordonnances de protection sont aujourd’hui décidées par le juge sans dépôt de plainte dans un délai de six jours.

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Pas assez pour les associations

Mais ça n’est pas encore assez pour Ernestine Ronai, responsable de l’Observatoire départemental des violences faites aux femmes de Seine-Saint-Denis. Il y a eu près de 5.000 mesures décidées lors du Grenelle, il en faudrait 50.000 : "Ce qui reste à gagner, mais qui a été commencé au moment du Grenelle, c'est l'idée d'une culture de protection et qu'on sépare la protection de la sanction", détaille-t-elle. "Lorsqu'une femme révèle des violences, c'est tout de suite qu'il faut la protéger, elle et ses enfants. Et ensuite viendra la sanction, après une enquête plus longue."

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Un autre problème subsiste et il est souligné pa...


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