Deux agents de la SNCF pris la main dans le sac

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Deux agents de la SNCF pris la main dans le sac

« Veillez à n’avoir rien oublié dans le train ». Ce conseil, familier, retentit chaque jour à l’oreille de plusieurs milliers de voyageurs à leur descente de wagon. Judicieux, mais pas toujours efficace.

Le 6 juin 2015, un cadre de la SNCF informe les agents du service d’intervention et de sécurisation des transports en commun (SISTC) de la découverte, par le contrôleur, d’un sac à dos oublié à bord d’un TER de la gare Saint-Charles (Marseille). Une affaire de routine… a priori.

Sac au trésor

Le propriétaire du sac avait fait savoir que celui-ci contenait la recette complète d’un magasin Carrefour City. La somme, rondelette, s’élevait à 6.925 euros en espèces, 150 euros en chèques et 321 euros en tickets restaurant.

Le contrôleur, à l’origine de la découverte du sac égaré, est formel : il s’est alors empressé de le remettre à son chef de service.

La vidéosurveillance à la rescousse

Pourtant, impossible de remettre la main sur le précieux bagage. C’est l’exploitation de la vidéo-protection qui permettra néanmoins très vite d’élucider le mystère. Les enregistrements prouvent les dires du contrôleur : le chef de service a bel et bien récupéré le cabas… avant de le subtiliser.

Vol ou phobie administrative ?

Immédiatement placé en garde à vue, le chef de service livre une excuse peu convaincante. Selon lui, il aurait tout simplement jeté le sac dans une poubelle – sans vérifier son contenu – afin de ne pas avoir à remplir la procédure d’objet trouvé.

Dans le même temps, il reconnaît cependant avoir pris contact avec un collègue, mais prétend ne plus se souvenir si ce dernier a ou non jeté un œil à l’intérieur du sac…

Le complice en garde à vue

Ni une ni deux, les enquêteurs placent le deuxième agent en garde à vue afin de l’interroger. Plus loquace, celui-ci reconnaît bien vite avoir constaté la présence d’une forte somme d’argent dans le sac. Refusant dans un premier temps de reconnaître avoir subtilisé l’argent, l’homme revient finalement sur sa déclaration et dévoile aux enquêteurs la vérité : oui, les deux agents se sont bel et bien partagés le butin.

Faux plafond pour vrai larcin

Dos au mur, il précise même aux enquêteurs que son butin se trouve dans le faux plafond des vestiaires. Une perquisition viendra ensuite confirmer ces déclarations.

Réentendu une nouvelle fois, le chef de service reconnaît à son tour les faits. C’est dans les toilettes de son domicile que celui-ci avait choisi de cacher le fruit de son vol...

L’intégralité de la somme dérobée a été restituée à la victime. Quant aux deux agents de la SNCF un peu trop gourmands, leur sort sera fixé le 1er octobre , date à laquelle se déroulera leur convocation devant la justice