Plus de dette pour sortir de la crise du Covid-19 : panacée ou danger ?

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C’est la solution à la mode depuis quelques années et encore plus depuis 2020 : s’endetter sans limite et advienne que pourra ! C’est d’ailleurs à cause de cette politique du "quoi qu’il en coûte" que certains pays ont préféré les confinements et la dictature sanitaire à la responsabilisation et au pragmatisme. Mais, attention, si elle paraît très tentante, cette stratégie pourrait vite devenir un piège dramatique pour les États, les entreprises et les citoyens. En effet, la dette n’est salutaire que si elle est efficace, c’est-à-dire si elle permet de générer plus de croissance, d’activité, d’emplois, de revenus au moins pour rembourser les échéances de la dette chaque année.

Or, cela n’est plus le cas depuis des décennies, en particulier pour l’Etat français. En effet, n’oublions pas qu’une dette publique élevée n’est pas forcément catastrophique, si et seulement si elle est soutenable, c’est-à-dire qu’elle génère une croissance suffisamment forte pour payer au moins les échéances de la dette. Le problème est que pour le moment et dans le contexte actuel de prolongement de la récession, rares sont les pays européens qui paraissent susceptibles d’y arriver. Pour mémoire, rappelons que la France n’y est jamais parvenue depuis 2007. Cette situation est d’autant plus dangereuse qu’en 2020, la dette mondiale totale (publique + privée) a atteint un nouveau sommet historique de 281 000 milliards de dollars, soit 355 % du PIB planétaire.

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