Dette : "la France va devoir repenser ses dépenses publiques"

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A la fin de l’année 2021, la dette publique devrait s'élever à plus de 120% du PIB. Certains souhaitent que l’Etat continue d’emprunter afin de soutenir et de relancer l’économie. Mais d’autres estiment que ce serait de la folie. Ont-ils raison de s’inquiéter ?

Ludovic Subran : Tout dépend de comment on pose le problème. S’il s’agit d’éviter que notre niveau d’endettement provoque dans les prochains mois un stress sur les marchés financiers, alors la réponse est non. Les probabilités de voir les taux d’intérêt des emprunts français s’envoler sont très faibles, car la BCE va continuer d’acheter massivement les émissions obligataires des Etats de la zone euro.

Le seul risque serait que la Réserve fédérale américaine resserre un peu trop vite sa politique monétaire, ce qui pourrait nous contaminer par ricochet, mais il est très faible. Si, en revanche, la question est de savoir comment on pourra continuer à vivre après la crise avec de tels niveaux d’endettement et de déficit, alors la réponse est oui. Ils ont des raisons de s’inquiéter.

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Comment sortir de ce piège ?

Il faut profiter de la fenêtre d’opportunité ouverte par la politique monétaire de la BCE, qui permet d’emprunter à un coût très faible, pour mettre en place des mesures en faveur de la croissance à moyen terme. Si nous parvenons à doper cette dernière, cela nous aidera en effet à nous désendetter. (...)

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