Destruction des infrastructures et déminage : pas de retour à la normale à Kherson

A Kherson, le terminal pétrolier brûlait toujours ce dimanche, plusieurs jours après avoir été bombardé par les forces russes.

Dans la ville, l'euphorie de la libération est retombée. Les habitants doivent faire face à la chute des températures, alors que de nombreuses infrastructures énergétiques ont été détruites. Mais pas de quoi entamer le moral de Yuri Mosolov, qui travaille dans le transport de marchandises : "Nous sommes forts, nous avons survécu à l'occupation alors nous survivrons à leurs missiles", déclare l'homme de 59 ans.

Un autre danger guette les habitants des régions libérées : la présence de nombreuses mines, laissées par les Russes lors de leur retraite. Selon Volodymyr Zelensky, 2000 mines ont été neutralisées, mais il appelle les habitants à la plus grande prudence.

"Vous pouvez conduire sur les routes, mais il ne faut pas en dévier, affirme Dmytro, un habitant de la région de Mykolaiv. A Pokrovski, une voiture est sortie de la route et a volé dans les airs. De telles choses peuvent arriver. Vous pouvez aussi marcher sur quelque chose dans l'herbe"

Malgré la libération de leurs régions le retour à la normal semble encore loin pour les habitants.