Destitution : Trump dans la ligne de mire des démocrates

Après Nixon et Clinton, il est le 4e président américain à faire l'objet d'une procédure de destitution. Une épée de Damoclès qui ne freine en rien sa campagne de réélection alors que Donald Trump a relancé les hostilités avec l'Iran après la mort du Qassem Soleimani, ciblé par un drone américain. 

Episode 1 Pas de quoi fouetter un chat
Ce 24 septembre, Donald Trump regarde la télévision dans le penthouse de sa tour à New York. Il a eu Nancy Pelosi, la « speaker of the House » (présidente de la Chambre des représentants), le matin même au téléphone. Et il a juré, main sur le cœur, que son coup de fil avec Volodymyr Zelensky était « parfait », qu’il n’avait exercé « aucune pression » sur le président ukrainien pour exiger une enquête sur son possible rival à la présidentielle, Joe Biden. « Par pur souci de transparence », il a d’ailleurs autorisé la publication de la transcription, classée secret-défense. Les démocrates n’allaient quand même pas le destituer pour ça…

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Trump n’a jamais digéré qu’on puisse dire qu’il avait gagné son élection grâce à Moscou, ingérence pourtant détaillée dans le rapport du procureur indépendant Robert Mueller. « Le coup peut venir de n’importe qui, des Chinois, par exemple », répète-t-il. Voire… des Ukrainiens. Une possibilité évoquée trois mois après son investiture. Au détour d’une interview, il déplore que le FBI n’explore pas cette piste. Selon certains sites complotistes, comme 4chan, les démocrates seraient coupables de collusion avec les Ukrainiens pour déstabiliser Trump… Thèse réfutée par tous les services de renseignements américains. Néanmoins, Trump veut y croire. Après tout, son premier fait d’armes en politique fut de propager le canular selon lequel Barack Obama serait né au Kenya et donc n’aurait jamais dû être président des Etats-Unis.

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Episode 2 Un pitbull passe à l’attaque
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