Pour le dessinateur Enki Bilal "nous sommes déjà dans la science-fiction"

franceinfo Culture avec agences
Le dessinateur culte Enki Bilal publie mercredi chez Casterman le deuxième tome de "Bug", un terrifiant récit d'anticipation. En 2041, la planète est plongée dans le chaos après la disparition de toutes les données numériques. "Je raconte une histoire d'aujourd'hui", estime Bilal. Qui met ainsi en garde sur les dangers potentiels du tout numérique.

Un scénario d'anticipation qui résonne fort dans le présent

"La science-fiction n'existe plus", affirme tout de go le dessinateur Enki Bilal."Nous sommes dans un monde en mutation technologique et scientifique permanente. De fait, nous sommes déjà dans un univers de science-fiction", estime l'auteur de "La foire aux immortels" au cours d'un entretien réalisé dans son atelier au coeur du quartier des Halles à Paris.

Edité par Casterman, "Bug" commence en 2041 dans un monde ressemblant furieusement à celui de 2019. Toutes les données informatiques disparaissent de façon inexplicable. Plus d'archives, plus de codes. Internet ne fonctionne plus, la télé numérique non plus. Les moyens de transports quasiment tous numérisés sont paralysés. Du plus gros serveur à la plus petite clé USB rien n'est plus opérationnel...

Toute la mémoire de l'humanité semble avoir migré dans la tête d'un seul homme, Kameron Obb, de retour d'une mission sur Mars. Dès lors, les états, les multinationales, les mafias n'ont plus qu'un objectif: s'emparer de cet homme dont le visage est grignoté par une mystérieuse tache bleue.

"Je raconte une histoire d'aujourd'hui. Nous sommes devenus extrêmement dépendants aux objets numériques. Le numérique est devenu à certains égards comme une extension de notre cerveau", explique Enki Bilal, (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi