Des steaks de tigre, de léopard ou d’éléphant : l'idée folle d'une marque de viande in vitro

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La marque de viande in vitro (c’est-à-dire cultivée en laboratoire) Primeval Foods croit avoir trouvé l’idée du siècle pour se rendre attractive : vendre des steaks de tigre, de lion ou d’éléphant. Et cela sans faire de mal au moindre animal. (Copyright Primeval Foods )

Primeval Foods, une marque de viande In vitro basée à New York, a mis au point des produits de viande cellulaire à partir d’animaux exotiques. Pas de bœuf ni de poulet mais du tigre, du léopard ou bien du lion. L’entreprise mise sur l’ouverture de ce marché où pour l’heure les réglementations empêchent toute commercialisation de la viande cellulaire.

Si l’Homme n’est pas particulièrement friand du zèbre ou du lion, c’est parce qu’ils n’ont pas été domestiqués. C’est la théorie surprenante avancée par Yilmaz Bora, associé directeur d'Ace Ventures, l’entreprise mère de Primeval Foods. Partant de ce constat, rien n’empêchent désormais les consommateurs de tester de nouvelles saveurs si l’animal ne souffre pas.

Tout le principe de la viande cellulaire est en effet de créer des viandes sans mort ni souffrance. Après s’être procuré des cellules des grands félins auprès d'animaux en captivité, ces ingénieurs de l’agro-industrie 2.0 ont développé des produits en laboratoire comme des steaks de lion, des nuggets de tigre ou du jambon de girafe. Primeval Foods mise sur les grands restaurants, toujours à la recherche de nouvelles saveurs, pour diffuser ces nouveaux goûts.

En attendant les Etats-Unis

Mais les qualités gustatives ne seront pas les seuls critères de choix. Dans une société de plus en plus attentive aux qualités nutritionnelles, M. Bora pense qu’une viande choisie d’un animal exotique pourrait apporter moins de "cholestérol" ou de “graisses saturées”. "Nous envisageons un avenir où nous consommerons de la viande de jaguar cultivée pour améliorer notre sommeil et notre humeur, ou de la viande d'éléphant cultivée pour augmenter nos performances cognitives”, souligne Yilmaz Bora sur le site Food navigator.

Seul Singapour a réglementé la législation sur la viande cellulaire. Pour M. Bora, d’autres pays, très ouverts sur le sujet, devraient suivre. “En général, ce que nous constatons dans les nouvelles technologies, c'est que lorsqu'un pays leader dirige la réglementation, les autres le suivent en adaptant le cadre. Je pense que c'est ce que nous verrons lorsque les États-Unis réglementeront le secteur", a-t-il prédit.

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