Éloge de la division

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Un pays presque dernier en vaccination, dernier en mathématiques. Et s’il y avait un rapport ? C'est la question que pose le médiologue Jean-Yves Chevalier, professeur de mathématiques en classes préparatoires au Lycée Henri IV.

Qu’on se rassure. Il ne s’agit pas ici de faire l’éloge du " séparatisme " contre lequel une loi promet de sévir, ni de se féliciter de la fragmentation de la société française (en archipels, en quartiers relégués ou en individus étanches les uns aux autres) et pas même d’évoquer – on n’a pas ce genre de nostalgie – son service militaire dans une division d’infanterie de marine. Non, non, la division dont on parle, c’est la bonne vieille division euclidienne, l’une des quatre opérations de l’école primaire.On sait qu’elle est en petite forme. Les résultats Timms parus le mois dernier ont montré (dans l’indifférence quasi générale) à quel point son usage (comme tous les apprentissages mathématiques) était mal maîtrisé. La France dernière en Europe. Il suffit de faire un test autour de soi en proposant un petit calcul de fraction : 1/3-1/4 ? 3/4 de 44 (15% de réussite en fin de troisième, après neuf ans d’études, enquête Pisa) ? On n’ose parler des réponses données à ce type de question au concours de recrutement des professeurs des écoles. Il faut dire que la pente est descendue depuis un moment. L’apprentissage de la division se fait en CP au début des années soixante, pour échouer (si on ose employer le terme) en CM1-CM2 au début des années...

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