Le dernier disque enregistré au mythique studio d’Hérouville en 1975 raconté par Boris Bergman

Jacky Bornet
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Michel Magne est aujourd’hui sur toutes les ondes. Musicien avant-gardiste depuis les années 1950, il fonda le studio d’enregistrement du château d’Hérouville (Val-d’Oise), où passèrent les Rolling Stones, Pink Floyd, Lou Reed, David Bowie, et tant d’autres.

Compositeur de quelque 85 musiques de films à partir de 1955, dont Les Tontons flingueurs ou la série des Angélique, il se suicida en 1984, ruiné, perclus de dettes. Magne fait l’objet d’un roman graphique passionnant, documenté et sans concession, Les amoureux d’Hérouville (Delcourt). Boris Bergman, auteur-parolier pour Bashung, Christophe, Johnny, a bien connu l’homme et cette époque mythique des années 1960-70. Il a participé entre autres à la création de Moshe Mickey Crucifixion, dernier disque enregistré en 1975 à Hérouville, un concept album en yiddish, arabe, français, anglais, qui parle d’Amérique. Introuvable depuis, Boris Bergman vient d’en sortir la réédition en CD, vinyle et coffret. Il raconte.

Franceinfo Culture : le studio du château d’Hérouville a laissé une trace indélébile, qu’est-ce qui faisait sa différence ?

Boris Nergman : J’ai souvent enregistré à Hérouville. C’était un endroit formidable, où tu pouvais croiser David Bowie, Bernie Taupin et Elton John, ou Pink Floyd. Si tous avaient accès aux locaux, à la piscine, aux soirées - et il y avait beaucoup de pique-assiettes -, les musiciens venaient surtout parce que Michel Magne était un grand acousticien. Il y avait deux studios équipés au top du (...)

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