La dernière oasis du Libanais Charif Majdalani

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« Dernière Oasis » de Charif Majdalani a été sélectionné pour le prix Femina.
« Dernière Oasis » de Charif Majdalani a été sélectionné pour le prix Femina.

En arrivant pour une causerie au studio parisien du Point, Charif Majdalani porte le calme, songe-t-on, du citoyen de Beyrouth, privilégié, qui peut enfin respirer hors du chaos de sa ville pour quelques semaines à l?étranger dévolues à la promotion de son nouveau roman, Dernière Oasis (à paraître chez Actes Sud, les sept précédents ont paru au Seuil). Ce même jour, le Premier ministre du Liban (nommé après plus d?un an de crise?) s?entretient avec Emmanuel Macron. Que pourra ce gouvernement pour son pays ? Réponse du tac au tac de l?écrivain : « Ils se sont entendus entre eux, cette même oligarchie qui nous gouverne depuis trente ans, je ne vois donc pas ce que ce gouvernement pourra faire puisqu?il a été nommé par ceux-là mêmes qui sont responsables de la crise. »

Et Majdalani de raconter l?argent qui manque, le fuel qui n?arrive plus, les attentes interminables à l?aéroport ralenti, comme tout le pays qui s?effondre. Il l?a décrit, si bien, dans son récit Beyrouth 2020. Journal d?un effondrement, un livre comme un pas de côté du conteur et romancier : « Mon roman était terminé, mais je sentais que la fiction n?était plus ce qu?il fallait dans la situation de crise que nous vivions, alors j?ai écrit ce journal, et l?explosion du port de Beyrouth a eu lieu. Mais concernant la fiction, j?ai changé d?avis depuis? » Et Dernière Oasis paraît en cette rentrée, sélectionné par le prix Femina. Jury qui avait accordé son prix spécial l?an dernier au récit sus-cité [...] Lire la suite

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