La dernière mission de Raúl Castro : la survie du communisme cubain

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Dessin de Bado paru dans Le Devoir, Ottawa
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Le 19 avril 2021, Raúl Castro a renoncé volontairement au dernier de ses postes politiques, sans nul doute le plus important, celui de premier secrétaire du Parti communiste de Cuba (PCC).

Dix-neuf mois auparavant, le frère cadet de Fidel Castro, qui tout au long de sa vie avait escorté au pouvoir le leader cubain et lui avait succédé lorsqu’il était tombé malade, en 2006, avait cédé la présidence à Miguel Díaz-Canel.

C’est ce même Raúl qui avait organisé au millimètre la relève en confiant à Díaz-Canel le gouvernail de la révolution, que les frères Castro lâchaient pour la première fois depuis soixante ans.

Depuis lors, Raúl Castro est resté très présent, et en aucune manière on ne peut le considérer comme un ancien président à la retraite, même à 91 ans [depuis le 3 juin].

Lors de sa dernière apparition en public, à l’occasion du défilé du 1er Mai, Raúl a montré qu’il restait au courant de l’essentiel, et notamment de “l’action des nouvelles générations qui dirigent le Parti”. Ainsi, il a affirmé être très satisfait du travail de Miguel Díaz-Canel, son pari personnel pour assurer la continuité du système politique cubain.

Pendant un demi-siècle, il aura dirigé la salle des machines de la révolution et assuré la logistique, ensuite de quoi pendant dix ans, après la maladie de son frère [jusqu’à sa mort, en 2016], il aura été à la tête du pays et du Parti communiste. Désormais, Raúl Castro n’a plus qu’une dernière grande mission, sans doute l’un de ses plus grands défis : que le socialisme cubain survive à ses leaders historiques.

Le dernier grand survivant de la guerre froide

Apparemment en bonne santé, il reste informé des réunions les plus importantes du PCC et du gouvernement, et il donne son avis. De toute évidence, c’est un avis qui compte, d’après des collaborateurs chevronnés qui ont travaillé à ses côtés. Pour eux, “il ne viendrait à l’idée de personne de ne pas le consulter sur les grandes décisions”.

Certes, on ne peut pas comprendre ce qui s’est passé à Cuba depuis 1959 sans la figure de Raúl, peut-être le dernier grand survivant de la guerre froide. Si Fidel a été le fondateur, la personnalité charismatique et le moteur de la révolution, Raúl a été son principal garant, son gardien, depuis son poste de commandant en chef des armées [de 1959 à 2008], où il veillait aux affaires courantes du Parti communiste.

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