Dernière interview de Claude François : il parle de la mort quelques jours avant sa propre disparition

France 2

"Ce n'est pas le vieillissement qui me gêne, c'est la mort qui me gêne… C'est la disparition, c'est la fin", dit le chanteur Claude François lors de sa dernière interview enregistrée sur une cassette. L'artiste parle de sa peur de la mort quelques jours avant sa propre disparition, le 11 mars 1978. Cet entretien a été mené par Véra Baudey, 16 ans à l'époque, pour le journal de son lycée.

"Quand je suis arrivée, tout le monde a été très gentil avec moi, raconte-t-elle au magazine "20h30 le samedi" (replay). On m'a installée à son bureau et j'ai attendu très longtemps. J'avais le trac, c'était terrible… On m'a demandé si je voulais du vin, ce qui m'a étonnée. J'ai dû vider un demi-verre facile, se rappelle-t-elle. Cela m'a donné plus de feu et de courage. J'attends, j'ai un peu picolé et je n'ai pas l'habitude… Et il est arrivé, très joyeux, m'a fait la bise et dit : 'Pardon, pardon… Et maintenant, on a tout notre temps'."

"J'ai l'impression que rien n'a d'importance que la vie"

Les questions de Véra sont étonnantes pour son âge : "Vous avez un rayonnement, un magnétisme, une vitalité formidable : où le prenez-vous cet amour de la vie, cet optimisme ?" L'artiste répond : "J'adore la vie. J'ai l'impression que rien n'a d'importance que la vie, donc le fait que le temps passe, qu'on s'achemine vers la mort, vers la disparition définitive…"

"Je ne suis pas croyant, inutile de vous le préciser, poursuit-il. Les enfants poussent, (...)

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