"La dernière fois qu’on a refusé de me servir en terrasse, j’étais avec un arabe" : la lettre de Virginie Despentes à ses "amis blancs qui ne voient pas où est le problème"

franceinfo

"En France, nous ne sommes pas racistes, mais la dernière fois qu’on a refusé de me servir en terrasse, j’étais avec un arabe, la dernière fois qu’on m’a demandé mes papiers, j’étais avec un arabe", regrette l'écrivaine Virginie Despentes dans une lettre transmise à France Inter mercredi 4 juin. Cette lettre adressée "à mes amis blancs qui ne voient pas où est le problème" a été confiée à l'animateur Augustin Trapenard pour qu'il la lise dans sa chronique "Lettres d'intérieur".



Virginie Despentes y énumère les discriminations et le manque de diversité qu'elle a pu observer depuis des décennies : "En France nous ne sommes pas racistes mais dans la population carcérale les noirs et les arabes sont surreprésentés", pointe-t-elle du doigt.

Elle évoque également les discriminations engendrées par la crise sanitaire du coronavirus et par le confinement : "En France on n’est pas raciste mais pendant le confinement les mères de famille qu’on a vues se faire taser au motif qu’elles n’avaient pas le petit papier par lequel on s’auto-autorisait à sortir étaient des femmes racisées, dans des quartiers populaires", (...)

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