"La dernière chasse", de Jean-Christophe Grangé : le grand retour du flic des "Rivières pourpres"

Laurence Houot
Ce dernier roman de Jean-Christophe Grangé est un excellent cru, pour les amateurs de polars qui assument à fond les codes du genre.

Après plusieurs années au placard, d'abord comme prof à l'école de police de Cannes-Écluse puis employé dans des postes subalternes, loin du terrain, l'inspecteur Niémans, laissé pour mort dans Les rivières pourpres (Albin Michel, 1998) ressuscite et reprend du service dans La dernière chasse, le nouveau roman de Jean-Christophe Grangé.

Le vieux flic est missionné plus ou moins officiellement par des haut-gradés de la police nationale pour lancer un "Office central" chargé de mener des enquêtes auprès des gendarmeries du pays confrontées à des "crimes cinglés", de plus en plus courants dans l'Hexagone. Voguant depuis des années de dépression en dépression, englué dans une vie de frustration, d'humiliation et d'indifférence, Niémans n'hésite pas à signer. Il demande pour le seconder un adjoint, ou plutôt une adjointe, ce qui surprend tous ceux qui connaissent ce "vieux macho, misogyne sur les bords, phallocrate au milieu". L'élue, aussi fracassée que lui, s'appelle Ivana Bogdanovic, et elle est aux yeux de Niémans "ce qu'il a croisé de mieux en matière de flic".

"Chasseurs noirs" et chiens méchants

Leur première mission les conduit (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi