Derby de Manchester: un nul terne qui n'arrange personne

L'attaquant de Manchester City Sergio Aguero tombe à terre après une altercation averc le milieu de Manchester United Marouane Fellaini (g) à l'Etihad Stadium, le 27 avril 2017

Londres (AFP) - Le derby accouche d'une souris: le dominateur Manchester City a été contraint à un terne match nul (0-0) par son voisin honni Manchester United jeudi en match en retard de la Premier League, un résultat qui ne fait l'affaire de personne dans la course à la Ligue des champions.

Le nul pourrait même peut-être profiter à Arsenal. Au classement, Manchester City reste 4e avec 65 points et conserve son unité d'avance sur United, 5e. Mais faute d'engranger des points, les deux clubs pourraient raviver la flamme des "Gunners", 6e avec 60 pts, mais un match en moins.

Mourinho et ses hommes, en grande forme, avaient l'occasion de marquer leurs voisins honnis, à la peine et touchés par leur élimination en demi-finale de la Coupe d'Angleterre contre Arsenal. Une défaite qui assurait à Pep Guardiola une triste fin de printemps, certain qu'il est désormais de conclure sa première saison mancunienne sans titre.

Les "Red Devils" eux sortaient d'une qualification pour les demi-finales de l'Europa League, une série de 23 matches sans défaites en Premier League et restait sur trois succès en championnat, dont les deux derniers probants, contre le leader Chelsea (2-0) et à Burnley le week-end dernier (2-0).

Les pertes successives de Mata, mais surtout Ibrahimovic et Pogba ont cependant sans doute jeté un voile sur les ambitions de jeu du technicien portugais.

Dès le début du match, les choix tactiques des deux techniciens ennemis étaient limpides et presque caricaturaux.

Guardiola ferait du Guardiola: monopolisation du ballon, jeu porté vers l'attaque et croisement de doigts pour que la défense tienne ou que Claudio Bravo ne craque pas.

Et Mourinho ferait du Mourinho sans Ibrahimovic: défense bétonnée, milieu de terrain verrouillée et croisement de doigts pour que les flèches Rashford et Martial héritent d'un bon ballon pour faire la différence dans la profondeur.

-Fellaini voit rouge-

A ce petit jeu, les "Citizens" ont évidemment dominé la rencontre. Avec 63% de possession en première période et dix tirs (69% et 19 tirs au total) , contre deux pour les "Red Devils", Guardiola et les siens ont fait l'essentiel du jeu. Avec 31% seulement, les "Red Devils" enregistrent leur pire statistique de la saison.

Si Agüero avait été dans un meilleur jour, le match aurait même pu être plié assez vite. Mais, l'Argentin ne trouvait que l'extérieur du poteau sur un centre de De Bruyne. Sa frappe d'une vingtaine de mètres était bien déviée par De Gea (32), puis sa tentative en force (34) filait dans les tribunes de l'Etihad Stadium.

En face, les "Red Devils" pouvaient compter sur Claudio Bravo, toujours prompt à la boulette. Le gardien de City claquait un centre de Martial dans les pieds de Mkhitaryan. Mais ce dernier, pressé par la défense, précipitait son tir et échouait sur le portier chilien (25).

Juste avant la pause, sur un coup franc, Herrera ne parvenait pas à cadrer sa tête à bout portant (45).

Pas de changement de rythme en seconde période. Sterling et Agüero portaient le fer dans la défense de Mourinho, qui tenait tant bien que mal.

Si le deuxième acte était bien moins nourri en actions, il offrait une certaine intensité dramatique avec notamment la blessure de Bravo, remplacé par Caballero (79), et une fin de match digne des derbies mancuniens avec l'exclusion de Fellaini pour un coup de boule sur Agüero (83) et la faute de Jesus, qui marquait son retour à la compétition par une vilaine faute sur Rashford (88).

Le Brésilien faisait ensuite chavirer l'Emirates Stadium, mais son but (90+2) était refusé pour un hors jeu pour un dernier coup de théâtre.

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