Depuis Saint-Denis, Emmanuel Macron fustige le "projet de discorde" de Marine Le Pen

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Emmanuel Macron à Saint-Denis le 21 avril.  - BFMTV
Emmanuel Macron à Saint-Denis le 21 avril. - BFMTV

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Au lendemain du débat présidentiel qui l'a opposé à Marine Le Pen, Emmanuel Macron était déjà de retour en Seine-Saint-Denis ce jeudi. Mais il ne s'agissait pas cette fois de rallier les studios de la Plaine mais d'un déplacement dans les rues de Saint-Denis.

Le chef de l'Etat, candidat à sa réélection, y a rencontré les élus locaux et les habitants. Devant la presse, il a présenté les "quartiers populaires" comme une "chance pour la République" et a surtout saisi l'occasion de reprendre la bataille contre son adversaire.

Emmanuel Macron ne veut "pas s'habituer à la montée de l'extrême droite"

Au moment d'évoquer la feuille de route de Marine Le Pen, Emmanuel Macron a estimé:

"C'est un programme de discorde. S'il était sérieux... Mais il n'est même pas cohérent, c'est ce que le débat a permis de montrer".

Tirant un exemple immédiat de ses déambulations à Saint-Denis, il a illustré: "J'ai vu ce projet: ça veut dire qu'une jeune femme marocaine, qui a deux enfants, travaille à l'hôpital, avec le programme de madame Le Pen, cette dame qui respecte les lois de la République et a des titres réguliers, on lui enlèvera son logement social et ses allocations familiales. Du jour au lendemain, on fera des économies comme ça."

Vingt ans jour pour jour après l'accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle, Emmanuel Macron a exhorté: "Nous ne devons pas nous habituer à la montée des idées d'extrême droite".

Les quartiers populaires, "une chance pour la République"

Le président-candidat a présenté son déplacement en Seine-Saint-Denis comme le contrepoint de celles-ci. "Si je suis présent ici c'est pour envoyer un message de considération et de respect à tous nos quartiers populaires", a-t-il assuré.

Il en a alors explicité le contenu: "L'ensemble des habitants des quartiers populaires sont une chance pour notre République". "Ce sont des enfants de la République", a-t-il repris plus tard, déplorant: "On les a beaucoup stigmatisés, en réduisant les débats, en clivant la société".

Un discours rendu nécessaire selon Emmanuel Macron car cette tournure prise par le débat public suscite à son tour une vague de défiance et d'hostilité dans ces zones urbaines. Refusant d'y voir un simple "sentiment" - "car ce sont des réalités", a-t-il justifié -, il a expliqué ce phénomène de "deux manières". "La vie ne change pas assez vite - et c'est insupportable quand elle est difficile", a-t-il introduit.

Le candidat a alors ajouté: "Le débat ambiant a été insupportable pour les habitants des quartiers, ils ont eu l'impression d'être relégués. Quand vous passez des mois à ne pas être au cœur des ambitions du pays mais à être désignés comme le problème par une partie des candidats, ça peut vous taper sur le système".

"Je suis là pour leur dire: 'Vous êtes une partie de la solution, je suis fier de nos quartiers, de notre jeunesse'. Je sais ce qu'elle porte et le potentiel qu'elle a", a insisté Emmanuel Macron.

Accueilli par des huées

Se prévalant de "600 déplacements en cinq ans", dont de "très nombreux dans les quartiers populaires", et "plusieurs à Saint-Denis" même, le président-candidat s'est défendu de tout angélisme dans sa lecture du quotidien de ces communes: "Nous avons des difficultés économiques, sécuritaires, des inégalités demeurent mais nous ne résoudrons aucun de ces problèmes en séparant notre société".

Le message du sortant était d'autant plus appuyé qu'il ne s'avançait pas franchement en terrain conquis. Le département de Seine-Saint-Denis a massivement voté pour Jean-Luc Mélenchon lors du premier tour du scrutin et Emmanuel Macron a de surcroît été accueilli à son arrivée par des bordées de huées et de slogans émanant de quelques spectateurs, tels que "Macron, démission!" ou "Saint-Denis en colère, marre de la misère!".

Malgré sa domination dans les sondages, l'entre-deux tours d'Emmanuel Macron ne suit décidément pas un cours particulièrement tranquille.

Article original publié sur BFMTV.com

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