Depuis la fin de la Grande Guerre, l'étonnant métier des acrobates du ciel

Cela fait plus d'un siècle que des femmes et des hommes s'amusent à marcher sur les ailes des avions en plein vol. Si après une série d'accidents, les « wing walkers » sont désormais très encadrés, la pratique a encore ses quelques adeptes à la recherche de sensations fortes.

À des centaines de mètres au-dessus du sol, un avion biplan vogue paisiblement sous une mer de nuage. Les images en noir et blanc sont connues de tous, déjà vues des centaines de fois dans des documentaires historiques. Soudain, une main sort du cockpit, puis une deuxième, et tout un corps. Une silhouette se dresse fièrement hors de son siège, avant de grimper sur l'aile supérieure de l'aéronef, et de s'asseoir, les jambes dans le vide.

Balbutiante avant 1914, l'aviation prend son essor pendant la Première Guerre mondiale, avec des engins de plus en plus sophistiqués. Après le conflit, les milliers d'aéroplanes militaires américains produits pour l'effort de guerre sont revendus à des particuliers pour une bouchée de pain. Il n'en faudra pas plus pour donner envie à leurs nombreux propriétaires, amateurs ou non, de créer des spectacles : les cirques volants prennent leur envol.

Des figures légendaires

Au début du phénomène, qui se développe aux États-Unis et en Angleterre, les figures réalisées par les pilotes ne sont pas nécessairement spectaculaires. Ce sont surtout les avions qui attirent la foule et un looping suffit à obtenir une ovation. Le « barnstorming », le terme qui désigne ces parades aériennes, va négocier un virage inédit avec Charles Lindbergh.


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