Depuis la Bulgarie, “l’armée numérique de l’Ukraine” mène la guerre en ligne

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Depuis la Bulgarie, “l’armée numérique de l’Ukraine” mène la guerre en ligne
Jakub Porzycki/NurPhoto via AFP

À une dizaine de minutes du centre-ville de Sofia, un immeuble ultramoderne abrite un espace de travail peuplé de jeunes adultes. Vêtus de tenues décontractées, parfois accompagnés de leur chien ou leur chat, ils pianotent sur leur clavier d’ordinateur, musique douce en fond sonore. “Mais ne vous y méprenez pas, nous sommes ici sur une ligne de front, un front sur lequel opère une partie de l’armée numérique ukrainienne”, écrit le reporter de Svobodna Evropa, section bulgare de Radio Free Europe-Radio Liberty.

Le titre s’est rendu dans les locaux de Netpeak, une start-up spécialisée dans le marketing en ligne, présente en Bulgarie, au Kazakhstan et en Ukraine. Depuis le début de la guerre, une centaine d’employés (sur les 900 que compte la société) travaillent bénévolement pour le compte du gouvernement de Kiev afin de lutter contre la propagande russe. “Nous travaillons main dans la main avec Mykhailo Fedorov, le ministre ukrainien chargé des Nouvelles Technologies. Un mec génial. Nous combattons ensemble le même ennemi. Mais nous, nous faisons partie de l’armée IT de l’Ukraine”, témoigne Gennadiy Vorobyov, directeur exécutif de la filiale bulgare de Netpeak.

“Poutine ne comprend rien à Internet !”

Les volontaires, pour beaucoup d’origine ukrainienne, ont notamment pris en main la campagne de sensibilisation “ArmUkraineNow”, destinée à convaincre les pays occidentaux d’envoyer des armes lourdes aux forces armées ukrainiennes. “Parfois, c’est nous qui avons rédigé le texte des tweets de tel ou tel ministre ukrainien”, poursuit Gennadiy en citant notamment les appels destinés aux grandes entreprises étrangères à quitter la Russie.

Netpeak se targue aussi d’avoir mis en place une stratégie de communication spécifique, destinée aux mères des soldats russes, afin de les sensibiliser à la nature de la guerre à laquelle participent leurs enfants. Gennadiy Vorobyov poursuit :

“Du côté russe, nous avons une machine de communication bien huilée. Ils font ça depuis des années, mais c’est de la propagande. Ce que nous faisons et d’une autre nature : heureusement que Poutine est loin d’Internet et qu’il ne comprend pas comment ça fonctionne !”

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