Depuis 400.000 ans, le permafrost est stable et ce n’est pas une bonne nouvelle

Nathalie Mayer, Journaliste
·2 min de lecture

En Alaska, en Sibérie, dans l’Arctique canadien, près d’un quart des terres de l’hémisphère nord-est est recouvert d’un sol gelé en permanence. Le permafrost. Selon les scientifiques, ces régions retiennent plus de 1.400 gigatonnes de carbone sous forme de plantes et d’animaux en décomposition. Mais, avec le réchauffement climatique, le permafrost dégèle. Et autant de dioxyde de carbone (CO2) et de méthane (CH4) pourrait être libéré dans l’atmosphère. Amplifiant considérablement le changement climatique.

La fonte du permafrost met en danger le climat de toute la planète

Pour mieux comprendre ce qui nous attend de ce côté, des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT, États-Unis) ont reconstitué l’histoire du permafrost sur 1,5 million d’années. Ils ont découvert que, pendant longtemps, le permafrost a été sujet à des épisodes de dégel. Mais depuis 400.000 ans, ceux-ci semblent vouloir se limiter aux régions subarctiques. Une bonne nouvelle ?

Pas tant que ça. Car les chercheurs craignent que la stabilité du permafrost sur cette période lui ait permis de stocker beaucoup de carbone sans avoir d’occasions de le libérer progressivement. Ainsi, un dégel du permafrost dans les années à venir, sous l’effet du réchauffement climatique anthropique, pourrait entraîner des émissions de carbone dans l’atmosphère beaucoup plus importantes que par le passé.

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Des épisodes de dégel et puis, plus rien

En 2013, déjà, des chercheurs de l’université d’Oxford avaient suggéré le même basculement dans la stabilité du permafrost. Ils avaient analysé des dépôts minéraux laissés par l’eau dans des grottes de Sibérie. Cette fois, les...

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